‹ Droit public de l'église [microforme] (volume 2)Chapitre 195 sur 260 · Principes d'Economie politique, p. 260, (Paris · texte numérisé non relu

Principes d'Economie politique, p. 260, (Paris

3. Dans le langage de l'Ecole, ;ç'est, de la part de l'Etat, l'œuvre de la justice légale commandant aux sujets l'observation ou les actes issus de la justice Commutative (cf. l'abbé Miche!, Les Quest. actuelles, t. CXVI, p. 657).

4 Encycl, Rerum novarum.

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humaine par des conditions indignes et dégradantes; qu'ils attentent à leur santé par un travail excessif et hors de proportion avec leur âge et leur sexe; dans tous ces cas, il faut absolument appliquer, dans de certaines limites, la force et l'autorité des lois; les limites seront déterminées par la fin même qui appelle le secours des lois : c'est-à-dire que celles-ci ne doivent pas s’avancer ni rien entreprendre au delà de ce qui est nécessaire pour réprimer les abus et écarter les dangers. »

Précisons davantage et examinons de plus près ces diverses transgressions de la justice, dont le fait regrettable et préjudiciable justifie, d'après Léon XIII, l'intervention de PEtat. Tantôt ce sont des intérêts religieux et moraux, tantôt des intérêts d'ordre physique et temporel qu’il s'agit de sauvegarder.

Le repos du dimanche tient dans la vie de l’homme, notamment dans la vie du travailleur, une place qu’on ne saurait lui dérober impunément. Ni ouvriers, ni patrons n’ont le droit de l'oublier. Et c’est, nous l'avons dit plus haut, le devoir certain de l'Etat de sanctionner par ses lois et de maintenir par sa police ce repos traditionnel où non seulement le corps répare ses forces, mais où l’âme se retrempe dans la ferveur des hommages que sa foi rend à Dieu et dans l’effusion des grâces que ses prières font descendre du ciel.

Gardien de la morale publique, l'Etat a encore le devoir de prohiber le blasphème qui outrage la majesté divine, de suspendre les publications dont l’audacieuse licence est un défi à la pudeur, d'interdire dans les usines et dans les lieux de spectacle tout ce qui peut être une provocation prochaine au vice, d'associer son autorité à celle de l’Eglise dans la lutte contre le fléau alcoolique si redoutable pour toutes les classes de la société en général et spécialement pour les classes laborieuses et pauvres.

Il y a davantage. Et, en vertu de ses fonctions protectrices des droits et des intérêts, c'est à très juste titre que le pouvoir civil, surtout dans les centres où afflue la population ouvrière, adopte et impose les mesures de salubrité et de sécurité publique dictées par

ni inutiles dans leur objet elles méritent le respect de

Conformément à ces faire que l'autorité publi réglementer les heures de travail qui,

€ sa nature, a des limites qu’elle ne peut franchir. Elle s’accroit sans doute par l'exercice et l’habitude, mais à la condition qu’on lui donne des relâches et des intervalles de repos. Ainsi le nombre d’heures d’une journée de travail ne doit-il pas excéder la mesure des forces des travailleurs, et les intervalles de repos devront-ils être Proportionnés à la nature du travail et à la santé de l’ouvrier, et réglés d’après les circonstances des temps et des lieux. »

Dans ce même ordre d’idées, le Pape permet que l'Etat s’arme de son autorité pour protéger, contre les exigences et les sollicitations de l’usine, la femme et l'enfant. « L'enfance, observe-t-il en y insistant ?, ne doit entrer à l'usine qu'après que l’âge aura suffisamment développé en elle les forces physiques, intellectuelles et morales; sinon, comme une herbe encore tendre, elle se verra flétrie par un travail trop précoce, et il en sera fait de son éducation. De même, il est des travaux moin: adaptés à la femme, que la nature destine plutôt aux ouvrages domestiques ?; Ouvrages NE

1. Encycl. Rerum novarum. — Le Pape cependant estime “ préférable ” que cette question et d’autres semblables soient réglées, si c'est possible, plutôt par l'initiative privée, ou à l'aide d'un simple appui légal, que par l'action exclusive de l'Etat (bid.).

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