Bref cité à l'Arch, de Québec; voir App. n. I
4. L’altération peut se faire de différentes manières, et souvent par “des nouveautés de mots, lesquelles entraînent des nouveautés de doctrines, faussent ou rétrécissent le concept de la foi, et sèment la division dans les rangs de l'armée catholique” (Card, Bégin, mandement du 21 déc. 1914), C'est ainsi que S. S. Benoît XV (encycl. Ad beatissimi Apostolorum du 1 nov. 1914) Proscrit, comme “contraires à la vérité et à l'équité”, certains qualificatifs
appeler intégraux, soit à laisser croire qu'on peut être ou rester catholique sans garder l'intégrité de la foi et de ses enseignements. Or, “Ja foi catholique, dit le Pape, est d'une nature telle qu'on ne peut rien lui ajouter, rien lui retrancher: ou on la possède tout entière, ou on ne la possède pas du tout ”. (Voir les Etudes, pp. ITI-I15, 5-20 janv, 1915). —L'appellation de catholique libéral, que cette remarque semblerait atteindre avec non moins de vérité, désigne, nos lecteurs le savent, une erreur depuis longtemps condamnée par le Saint-Siège et que nous avons nous-même amplement réfutée ailleurs (voir Droit public de l'Eglise, Principes généraux).
que celle-ci s'appelle régalisme, libéralisme, modernisme, socialisme, maçonnisme, sont imprescriptibles ; et ce serait faire affront à l'Eglise, ce serait faire injure à Dieu lui-même, que de les mutiler ou de les amoindrir sous le fallacieux prétexte de les mieux défendre’. L’affirmation constante, persistante, des principes de foi et de justice dont vivent les nations, exige à certaines heures un grand courage. Le courage est le nerf des batailles setiln'ya pas de lutte plus utile, ni plus méritoire et plus glorieuse que celle qui se fait pour assurer dans les familles et sur les trônes, dans les consciences et dans les parlements, le règne du Christ sauveur. «Honneur à ceux qui, touchés par les besoins des âmes, descendent sans hésiter dans l'arène, avec la ferme persuasion que l'injustice aura un terme, et qu’elle devra enfin reculer devant la sainteté du droit et la majesté de la religion. Ils déploient, en luttant ainsi contre d’audacieux ennemis, un dévouement digne de l'antique valeur ?. » ;
Faut-il, pour plaider avec succès la cause de Dieu et pour défendre avec énergie les droits de l'Eglise, s’évertuer à noircir tous ceux que l’on croit en faute et faire habituellement métier d’éclabousseur? Nous ne le croyons pas; et c’est ici que se révèle l’esprit judicieux d'un publiciste à la fois zélé, pondéré, et libre de passion.
Il y a, assurément, parmi ceux que le journal chrétien doit combattre, des gens de mauvaise doctrine, de mauvais dessein, et de mauvaise foi: ces hommes méritent toutes les sévérités de la plume. Les Sai, tes Lettres nous racontent que Notre-Seigneur fit parfois violence à sa mansuétude ordinaire pour s’armer contre l'hypocrisie et le sacrilège, tantôt d’une parole indignée et mordante, tantôt d’une lanière vengeresse, D’après ces exemples, et à l'égard des impies et des misérables qui se rient de nos croyances
1. Cf. Lettre Testem benevolentiæ de Léon XIII sur l'américanisme, 22 janv. 1890.