‹ Droit public de l'église [microforme] (volume 2)Chapitre 45 sur 260 · Vigouroux, ouz. et t. cit., col · texte numérisé non relu

Vigouroux, ouz. et t. cit., col

C'est parce que ses mérites allaient assurer cette grâce et que ses sacrements allaient la conférer, que le Rédempteur des hommes ne craignit pas de leur imposer un régime domestique plus sévère et de remettre la famille sur ses bases primitives. « Notre-Seigneur Jésus-Christ, dit Léon XIII :, dans son travail de restauration de la dignité humaine et de perfectionnement des lois mosaïques, fit du mariage un objet spécial de sa sollicitude. 11 rehaussa par sa présence les noces de Cana, en Galilée, et il les honora du premier de ses miracles. C'était, pour l'union des époux, comme le gage d'une rénovation sainte. Bientôt, en effet, le Sauveur rappela cette union à la noblesse de sa première origine, réprouvant les mœurs des Juifs au sujet de la pluralité des épouses et de la répudiation, et surtout promulguant le précepte que personne n'osât séparer ce que Dieu lui-même avait uni par d'indissolubles liens. » ï

C'était beaucoup de réformer ainsi le mariage et d’en rétablir la physionomie Propre et tous les traits caractéristiques. Notre- Seigneur fit plus. Il voulut que cette source de vie naturelle portât en ses éléments fécondés une vie plus précieuse, et qu’en distribuant aux races humaines le sang d'Adam qui les perpétue, elle répandit aussi sur elles le sang du Christ qui les régénère. C'est pourquoi, sous la Loi nouvelle, le mariage est devenu sacrement, c'est-à-dire signe et principe de grâce.

Nous n'avons pas ici à développer la preuve de cette importante vérité, laquelle répond si opportunément aux plus hautes nécessités morales et religieuses. C’est pour nous un dogme défini par l'Eglise ?, consacré par le langage des Pères, par la tradition et par l’usage catholique.

Il importe davantage au but que nous poursuivons de bien établir comment le mariage, par la main auguste qui l’a restauré, a été investi de la dignité de sacrement.

Nous ne parlons pas, à coup sür, des mariages contractés dans

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