‹ Droit public de l'église [microforme] (volume 2)Chapitre 53 sur 260 · Syn. diœc. 1. IX, c · texte numérisé non relu

Syn. diœc. 1. IX, c

gal, mais encore celles qui regardent soit les formalités préparatoires au sacrement de mariage, telles que les fiançailles , soit les conséquences immédiates du pacte sacramentel, comme la nécessité pour les époux de cohabiter ?.

Dès l'aurore du christianisme, par l'organe de ses chefs, des papes et des évêques, s’est affirmé, pour l’Église, le droit propre et indépendant de toute ingérence civile, de réglementer le mariage chrétien *. Et cette jouissance d’un droit exclusif et d’un pouvoir autonome n’a fait qu’éclater davantage dans la pratique des siècles et dans la lumière de l’histoire.

L'encyclique Arcanum insiste sur ce témoignage du passé.

Elle rappelle le ferme langage tenu pa Notre-Seigneur et par l’apôtre saint Paul dans l’œuvre de la restauration du mariage. Elle mentionne plusieurs lois adoptées par l'Eglise primitive, même à l'encontre de la législation civile, pour purifier et régulariser les unions conjugales ; et elle fit voir combien ridicule serait la supposition que l'Eglise, en tous ces cas, aurait parlé et agi, non de son propre chef, mais sous la dictée des Césars païens. L'encyclique ajoute: « Après que le pouvoir suprême fût tombé entre les mains d’empereurs chrétiens, les Pontifes et les Evêques réunis en conciles continuèrent, avec la même liberté et la même conscience de leur droit, à prescrire et à interdire, au sujet du mariage, ce qu'ils jugeaient utile et opportun, quelque désaccord qu’il parût y avoir entre leurs décrets et les lois civiles. .. Les princes de leur côté, loin de s’attribuer aucun pouvoir sur les mariages chrétiens, reconnurent plutôt et déclarèrent que ce pouvoir tout entier appartient à l'Eglise. Ainsi Honorius, Théodose le jeune, Justinien *, n’hésitèrent pas à avouer que dans les questions qui touchent au mariage, ils n’avaient d'autre droit que celui d'être les gardiens et les défenseurs des sacrés canons. Et s'ils

1. Voir Œuvres pastorales du card Pecci, t. I, pp. 39-40. 2. Cf. Acta et decr. Conc. Plen. Quebec. primi, n. 538.

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