‹ Droit public de l'église [microforme] (volume 2)Chapitre 54 sur 260 · Cf. Hébrard, Les articles organiques, PP · texte numérisé non relu

Cf. Hébrard, Les articles organiques, PP

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crurent devoir édicter certaines règles concernant les empêchements matrimoniaux, ils ne le firent qu’en invoquant la permission et l’autorisation de l'Eglise, dont ils se montraient heureux de solliciter et d'accepter le jugement dans les litiges sur la filiation légitime, les divorces, et tout ce qui se rapporte au lien conjugal. »

Cette preuve tirée de l'usage canonique, ainsi que de l'attitude soumise de ceux que la jalousie, l’acrimonie, la puissance, eussent Pu pousser à des prétentions contraires, n’est pas de peu de valeur ; et elle confirme admirablement la thèse que nous défendons.

Nous sommes heureux de clore cette démonstration par les paroles, substantielles et fermes, du docte magistrat canadien dont nous avons déjà mentionné le nom, et dont il faut reconnaitre et louer le sens chrétien: « Le mariage étant un sacrement, quel est le pouvoir qui prescrira les conditions de sa validité et prononcera son invalidité, si ce n’est l’Eglise à qui sont confiés l’usage et l'administration des sacrements ? C'est donc à l'Eglise qu’appartient le pouvoir de faire des lois imposant au contrat naturel les conditions qu’elle juge convenables pour l’élever à la dignité de sacrement, en d’autres termes d'imposer des empêchements dirimants de mariage, et de prendre connaissance des causes matrimoniales :, »

C'est ainsi que les meilleurs juristes, ceux qui savent s'élever jusqu'aux sommets du droit, et chez qui le préjugé n’obscurcit pas la raison, joignent leur voix à celle de la théologie pour revendiquer les droits inaliénables de l’Eglise.

1. Loranger, ouv. cit. p.15; — cf. Rothe, Traité de droit naturel, t. II, sect. VI-VII.

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