LA LÉGISLATION MATRIMONIALE DE L'ÉGLISE
Gardienne autorisée de la loi naturelle et de la loi divine, l'Eglise n'a rien négligé pour inculquer et maintenir, dans le régime chrétien du mariage, le respect de ce double droit.
Elle a fait davantage. Et, dès les premiers âges, par des décrets issus de son propre pouvoir et dictés par les motifs les plus graves, elle s’est employée à élever autour de l'union conjugale
un rempart assez ferme et assez sûr pour la garantir de l'erreur, de l'intérêt, et de la passion. Nous ne pouvons, en quelques pages, reproduire dans sa complexité le vaste tableau historique des lois matrimoniales religieuses. Il sera cependant utile d'indiquer en raccourci comment, par cette législation éclairée et opportune, l'Eglise a su sauvegarder la liberté et la sainteté, les effets et l'authenticité du mariage.
Le mariage impose aux époux les obligations les plus sérieuses et lie leurs destinées par d'inviolables et d'irrévocables serments. C’est dire qu’un tel pacte doit être absolument libre ?,
Par égard pour cette liberté, il ne faut ni écarter systématiquement de la vie conjugale certaines classes de personnes, ni contraindre de s’y engager ceux et celles que leurs goûts et leurs inclinations en éloignent.
Sous l'empire des lois païennes, l’esclave « ne pouvait être ni mari ni père : les enfants qui naissaient des unions passagères qu’il RENE,