Acta ct decr. Conc. Plen. Queb. prim., nn. 526 et suiv
matrimonial nul. Tempérées par d’utiles dispenses. ces règles et ces sévérités canoniques n’ont rien que de légitime. Elles prennent leur source dans une pensée de respect pour la foi des uns, dans un sentiment d’appréhension pour la faiblesse des autres, dans un juste et pieux désir de solidarité religieuse et d'harmonie conjugale qu'aucun pouvoir humain et qu'aucune organisation confessionnelle ne saurait raisonnablement blâmer.,
Anxieuse d’écarter du mariage tout ce qui peut en ternir l'éclat, l'Eglise catholique va plus loin. Elle envisage le cas où deux personnes, dont l’une par état n’est pas libre, cherchent à unir leur sort par le moyen du crime, crime d’adultère et crime d’homicide : et leur opposant, sous certaines conditions fixées par le droit, un empêchement dirimant tripartite, elle ferme à ces misérables l'accès du sacrement dont ils se flattaient, dans un fol espoir, et d’une façon par trop audacieuse, de pouvoir forcer les portes.
Il y a là une question de prévoyance morale, et en même temps une question de convenance juridique.
Ces convenances s'imposent aux regards du législateur.
Par sa nature complexe, le mariage fait surgir de multiples aspects. Il est sacrement et contrat. Il regarde la religion; il intéresse la nation. Et s’il importe de respecter en lui le caractère qu’il revêt par sa fonction sacrée, il n’est pas moins important que cette union soit réglée par des lois qui en assurent toute la décence dans les relations des familles, toute l’utilité vis-à-vis du corps social, toute l'efficacité au point de vue de l'espèce.
De ce principe est sortie la législation religieuse relative aux empêchements de parenté.
Certaines unions entre Parents sont telles que la loi naturelle elle-même y répugne: il y en a d’autres qui ne sont atteintes et défendues que par le droit positif. Et si les dispositions de ce droit ont varié selon les temps et selon les pays, toutes cependant semblent nées d’une même inspiration et d’une même préoccupation. « Tous les peuples, dit un auteur *, ont interdit et condamné