Voir Droit publ. de l'Eglise. Principes généraux
prônée qui fait, dans la société comme dans la conscience, part égale aux doctrines vraies et fausses, aux actions bonnes et perverses. Le libéralisme et l’indifférentisme sont désormais choses jugées. C’est en renouant avec l'Eglise du Christ de solides et amicales relations que les pays, officiellement séparés d’elle, trouveront la solution certaine et adéquate des problèmes de morale publique et d'intérêt social qui les agitent et qui les divisent. Nous ne cesserons de proclamer la nécessité, pour les peuples, d'un retour aux maximes élevées et au règne prédominant de la vérité religieuse. .
Aussi bien, la notion même et le principe de cette liberté dont on se fait gloire, exige que le mariage célébré par les enfants de l’Église d’après le droit chrétien soit partout légalement tenu pour valide. «Que l'Etat, écrit le chan. Allègre ‘, reconnaisse qu'il y a une autre loi que la sienne et laisse les citoyens se conformer aux règles canoniques, et l'Eglise ne refusera pas d’adapter sa législation aux exigences des temps et des lieux dont se préoccupe le droit civil. »
Dans les contrées où se coudoient catholiques et protestants avec infidèles de toutes nuances, la situation, nous l’avouons, peut offrir certains embarras. Et autre apparaît le cas des non-catholiques baptisés, autre le cas plus net des dissidents qui ne le sont pas.
Tous ceux qui ont reçu validement le baptème sont sujets de l'Eglise et, partant, soumis à ses lois *. Ce n’est pas à cette Reine des âmes qu'est due la rupture de l’unité religieuse. Ni le schisme ni l'hérésie ne confèrent d’exemption. Nos frères séparés nous pardonneront d’énoncer explicitement et en toute franchise cette doctrine, laquelle n’est pas nouvelle, et sur laquelle la théologie ne