‹ Droit public de l'église [microforme] (volume 2)Chapitre 92 sur 260 · Ouv. et end. cit · texte numérisé non relu

Ouv. et end. cit

cré le dimanche aussi entièrement que leurs frères consacraient le sabbat à Jéhovah ; et les convertis de la gentilité, accoutumés avant leur conversion à voir certains jours de fêtes honorés par la cessation du travail manuel, ne pouvaient s'étonner que pareille pratique füt observée chez les chrétiens. »

En même temps, prenait naissance dans la communauté chrétienne la coutume de rappeler par des fêtes spéciales le souvenir des saints les plus chers, et de commémorer par des solennités les faits les plus importants de la loi et de l’époque nouvelles :.

Fêtes et dimanches furent, dès le principe, caractérisés par deux particularités distinctes : l’on s’abstenait, ces jours-là, des œuvres et des services qui courbent le front de l’homme vers la terre; et l'on s'y adonnait aux actes et aux exercices qui élèvent l'esprit humain vers le ciel. C'était le repos sanctificateur dont les Papes et les Conciles ont tour à tour promulgué la loi, et dont les maîtres sacrés ont défini la nature et précisé les obligations.

Nous sommes ici en présence d’une pratique qui est tout à la fois un précepte et un besoin. L'institution du repos dominical prend ses racines dans les profondeurs mêmes de l’âme consciente de ses destinées, et pénétrée de ses devoirs envers son suprême Bienfaiteur. Dieu et l'Eglise n’ont fait que déterminer par des règles positives ce qui était l'instinct général des consciences et des peuples.

L'homme en effet, la théologie l'enseigne, doit à Dieu non seulement un culte spirituel et intérieur, mais aussi un culte corporel et extérieur; il lui doit l'hommage privé et l’oblation publique de tous les éléments dont il se compose, de son esprit, de sa volonté, de son organisme, de ses sens, de sa personne tout entière. Or, d’après la juste remarque de saint Thomas d'Aquin ?, il y a chez l'être raisonnable une vague inclination de nature qui le porte à fixer pour toute série d’actes et d'œuvres nécessaires un temps déterminé ; et, de même que, d’après cet instinct, le travail, le som-

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