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LES RELATIONS DIPLOMATIQUES DU SAINT-SIÈGE

De tout temps les rapports, créés par la force même des choses, entre l'Eglise et l'Etat, ont rendu nécessaires ou du moins hautement utiles des ambassades du Saint-Siège auprès des cours civiles. Le Pape ne pouvant, dans la plupart des cas, ni aller en personne plaider devant les souverains la cause catholique, ni confier aux hasards d’une simple correspondance les affaires les plus graves et les plus délicates, dut de bonne heure, à la façon des princes séculiers, se servir d'agenits diplomatiques.

Quelques auteurs font remonter jusqu'à l'époque de Constantin les premières délégations apostoliques. ! Nous constatons que dès le cinquième siècle il en est fait une mention positive. ? Un personnage ecclésiastique, appelé apocrisiaire, devait, par ordre du Pape, se tenir à la cour byzantine Pour y surveiller et y défendre les intérêts de l'Eglise romaine.

Le moine bénédictin qui allait prendre place dans l'histoire sous le nom glorieux de Grégoire le Grand, eut à remplir ces importantes fonctions. Modèle des délégués comme il le fut des pontifes, l'humble apocrisiaire, dans le rôle plein de périls dont il était chargé, savait allier aux nécessités de la vie sociale le labeur le plus intense et la pratique régulière des plus austères vertus. * Et il ne jetait les yeux sur le faste éblouissant de la cité impériale que pour les reporter avec amour sur l'Eglise qu’il représentait, et dont il cherchait, par-dessus tout, à servir fidèlement les intérêts et à faire triompher les vues.

! Giobbio, ouv. et +. cit., p. 261.

* Ibid., p. 263.

* Cf. Mourret, Histoire générale de l'Eglise, t. III, 2 éd., pp. 61 et suiv. (Bloud & Cie, Paris, 1909.)

Vers le même temps fonctionnait déjà, sous une forme et avec un prestige que l’act'on des siècles devait graduellement entamer, l'institution des légations primatiales !. Sont désignées sous ce nom d'anciennes juridictions attachées par le Souverain Pontife aux sièges épiscopaux,—les Principaux de chaque pays,—dont les titulaires, par le fait seul de leur Promotion, assumaient jadis le titre et la charge de légats.

Il ne serait Pas sans intérêt de suivre à travers les âges le fonctionnement de cette Charge, de voir quand et comment, par la volonté du Chef de l'Eglise, elle dut finalement s’effacer et faire place aux délégations Plus directes d'où est sortie l'organisation moderne de la diplomatie pontificale. Mais cette étude,

; les nonces :

les internonces : les cavoyés extraordinaires et délégués apostoliques ; enfin, le= chargés d'affaires.

Au premier rang de la hiérarchie diplomatique figurent les légats & latere. On les appelle ainsi, parce que le Pape les choisit parmi les Cardinaux, c'est-à-dire Parmi ses conseillers habituels et les plus intimes, et qu’il les détache en quelque sorte de sa per- Sonne sacrée, Grâce à cette circon:

lités Personnelles, ces dignitaires pe les contrées qu'ils traversent, créer une impression plus profonde et faire rayonner au loin, en tout son éclat, la majesté du Siège

et de la plus haute portée que l'autorité pontificale les délègue. Leurs pouvoirs sont très étendus * ; de Ja part de l'Eglise, de la part même de l'Etat, ils ont droit aux plus erands honneurs.

? Giobbio, ouv. cit., pp. 265.267.

* C'est ainsi qu'en 1856 le cardinal Patrizi fut envoy! le Prince impérial ; et c’est ainsi encore que, l'an derni

Vannutelli est venu, à Montréal, présider le XXE international,

* Giobbio, ibid. PP. 270-274.

6à Paris pour baptiser er, le cardinal Vincent Congrès eucharistique

ro us a

No om 25

Les nonces viennent au second rang. Ce sont, d'après le droit, des représentants à demeure de la personne et de l'autorité du Pontife romain, et ils jouent dans l'ordre ecclésiastique le rôle proéminent dévolu aux ambassadeurs dans la carrière civile. Six nonciatures (elles étaient jadis plus nombreuses) sont aujourd'hui autorisées par la diplomatie : celles d'Autriche-Hongrie, d'Espagne, de Portugal, de Belgique, de Bavière et du Brésil. Selon le protocole, les trois dernières n'ont Pas toute l'importance officiellement attribuée aux trois autres, et elles sont dites de deuxième classe !,

Les internonces appartiennent à une catégorie inférieure

de certains gouvern latine. C'est en mé Sonnages de la cour particulières :

ice ; tels encore les pour des personnes d’un rare mérite, n, roses d'or, layettes royales, épées

! La légation de France, récemment supprimée, était la deuxième des nonciatures de première classe. Il ne tiendrait qu'au Gouvernement de l’illustre nation française de reprendre, par une reconnaissance équitable du Pape, de l'Eglise et de ses droits les plus essentiels, les anciennes traditions diplomatiques si fâcheusement interrompues. (Sur les origines de la nonciature de France, voir Questions actuelles, t, XCI, PP. 149-160, 180-192).—A joutons que par suite des graves Commotions politiques qui agitent depuis quelque temos l'Espagne et le Portugal, les nonciatures de ces deux Pays 8e trouvent dans une situation très précaire.

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apostoliques, ? et c'est Pareillement ce dernier titre que portent les représentants du Saint-Siège en divers Pays, comme la Grèce, le Canada, les Etats-Unis, où les catholiques, quelle que soit leur influence, ne forment qu’une minorité.

L'échelle diplomatique se termine par les chargés d'affaires : c'est le nom qu’on donne, pendant la durée de leurs fonctions intérimaires, aux auditeurs des nonciatures et des délégations apostoliques, appelés à remplacer momentanément les titulaires absents ou Parvenus au terme de leur charge.

ganisation, aussi puissante que féconde, par laquelle le Saint- Pour ainsi dire, en conver-

autant de liens dont le vaste réseau lique, l'enveloppe en toutes ses parties, et, sans le broyer ni l'anémier, l’assujettit au centre principal de la foi chrétienne et de la discipline religieuse.

L’utilité pour l'Eglise, dans le régime d'alliance avec le pouvoir civil, d’un service diplomatique organisé saute aux yeux. Et M" Sauvé à raison d'écrire *: « L'union de l'Eglise et de l'Etat qui est voulue de Dieu, est toujours chose très désirable et très avantageuse ; or, les Nonces sont le signe frappant de cette union qu'ils contribuent à Conserver, à confirmer et souvent à resserrer., Que de fois un Etat aurait brisé avec le Saint-Siège, s’il n'avait été retenu par la présence et l'action d’un nonce intelligent !. Le Pape aime mieux une alliance avec l'Etat, quelque tiraillée qu’elle soit, que l'absence de tout lien. Tant qu’un nonce reste dans une nation, l'Eglise Y apparaît vraiment comme une société autonome,

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publique, et non simplement comme une association vulgaire, soumise en fait au droit commun.»

connaître et plus équitablement juger. établit entre deux autorités dont l’une brage de l’autre, elle met fin aux dissensions, cause de violences et de ruines, et elle permet d'explorer et de découvrir le terrain d'entente sur leqrel pourra s'édifier l’œuvre réparatrice et pacificatrice.

C'est ainsi que le génie diplomatique d'un Gonsalvi, par sa collaboration habile et ferme Au concordat de 1801, tira l'Eglise de France du chaos où la Révolution l'avait plongée. ! De même, et plus près de nous, ça été, sous l'inspiration et la direction avisée de Léon XIII, la joie et l'honneur de la diplomatie romaine de réussir à pacifier l'Allemagne religieuse, et, non Pas sans doute d'y redresser tous les torts, maisd'ouvrir aux catholiques opprimés de ce pays une ère de relèvement et de liberté

L'histoire des négociations du Saint-Siège avec la puissance civile est remplie de faits de ce genre, aussi avantageux pour les peuples qu’honorables et glorieux pour la Papauté.

Nous sera-t-il permis d’ajouter que ce tableau n'est pas absolument sans ombre? S'il est vrai que l'Eglise, pour justifier ses actes, n'a nullement besoin de nos mensonges, elle n’a pas davantage besoin de nos réticences timides et de nos artifices de langage. Ne craignons pas de l'avouer : des représentants du Saint- Siège, les uns par mollesse de caractère, les autres Par naïveté

! Cf. Rinieri, La diplomatie Le concordat entre Pi

conflante, quelques-uns même Par intérêt et par ambition !,trahirent à diverses époques la cause qu'ils devaient servir. Les lambris dorés ont parfois des reflets qui éblouissent. Et telles âmes que ne sauraient atteindre les séductions de la richesse, se laissent trop aisément prendre aux pièges de l'hypocrisie et aux habiletés de l'astuce. Quand, au 1X° siècle, Lothaire, roi de Lorraine, voulut obtenir pour l’union adultère qu'il avait contractée la sanction de l'Eglise, deux légats du Pape, chargés d'aller juger cette affaire, cédèrent à la pression 8ouvernementale ; et le grand pontife Nicolas 1er dut, par un acte d’apostolique Courage, casser leur décision 2, Vers la même date, d’autres légats, envoyés à Constantinople pour y tenir enquête sur les troubles suscités par Photius, furent peu à peu gagnés par les sophismes du subtil byzantin et par les présents de la Cour, « jusqu'à permettre, dit l’histoire 5, la falsification de la lettre du Pape dont ils étaient porteurs ».

Ce ne furent là, sans doute, que de rares exceptions, et, dans ces défections mêmes relativement peu nombreuses, il y eut, d’ordinaire, plus de complaisance que de bassesse, plus de faiblesse inconsciente que de défaillance coupable. Dieu, d’ailleurs, veille sur son Eglise, et, fondateur clairvoyant, il a lui-même déposé dans l'organisme ecclésiastique tous les principes et toutes les ressources nécessaires pour réparer les fautes de quelques chefs inhabiles ou de quelques ministres infidèles.

Rien ne contribue mieux non seulement à réparer, mais encore à prévenir de tels malheurs que le choix judicieux des membres du corps diplomatique pontifical. Leurs fonctions sont toujours

parfois périlleuses. Elles exigent de is une compétence peu commune, un caractère fait de force et de droiture plus encore que de souplesse, l'intelligence vraie des besoins de l'Eglise et des dangers qu’elle

1 Voir dans Pastor (Hist. des Papes depuis la fin du moyen âge, trad. Raynaud, t, III, ch. IV) le rôle joué, sous Pie II et Louis XI, par l'ambi. tieux Jouffroy, évêque d'Arras.

* Mourret, ouv. et t. cit., p. 401.

* Id., p. 408.

ncipes sacrés à défendre et d'intérêts r, Ce n’est pas, avant tout, sur des méthomais sur les forces vives et sur ise a été pourvue qu’un ambas-

religion elle-

quio-

Siège

a Cour de France soupçons, ayant refusé de recevoir le n

‘ « Le nonce, de sa juridiction,

nce offre, contre l'oppresys.

celui-ci se serait écrié : « Aussi longtemps qu’il me restera un souffle de vie, jamais je ne permettrai que le choix de mes nonces se fasse au gré d'autrui! ». C'était, sur les lèvres de l'énergique pontife, l'énoncé d’un droit que les circonstances ne permettent Pas toujours d'exercer en toute sa rigueur; mais il pouvait être utile d’en faire, dans l’occurrence, l'affirmation solennelle.

Ni la nomination ni la situation juridique des représentants du Saint-Siège ne dépendent, en principe, du bon vouloir des gouvernements*?. L'Eglise, loin d'être subordonnée à l'Etat, le domine de toute la hauteur de sa mission divine. Et si cette mission lui prescrit des actes de bienveillance à l'égard des pouvoirs publics, rien ne sied moins à sa dignité que de s’humilier devant eux et de mendier leur faveur.

On connaît ce lieu commun de la rhétorique antireligieuse : « Le Pape, hors de son palais et de sa ville, n’est qu'un étranger ». C'est le langage de ceux qui ne voient dans l'Eglise catholique qu’une association quelconque, et non une organisation juridiquement établie, par l’Auteur de toute créature, sur des bases d'unité et d’universalité. Nous concédons, certes, que Guillaume II soit étranger à Paris, Georges V à Berlin, le président Taft à Madrid ; mais Pie X, comment le serait-il, lui qui exerce sur la terre les pouvoirs mêmes de Dieu, lui dont le sceptre s'incline sur la conscience des grands comme sur le front des humbles, lui dont l'autorité ne relève d'aucune convention humaine et dont la puissance n’est circonscrite par aucunes bornes terrestres ?

: Non: le Pape, hors de Rome, n’est pas un étranger ; c’est un souverain personnellement absent, et que les nonces ou autres personnages qualifiés représentent, chacun dans les limites de son

1 Giobbio, ouv. et tom. cit., pp. 287-288.

? Ce principe a été enfreint par la clause suivante des articles organiques du Concordat de 1801 (tit. I, art, 2): « Aucun individu, se disant nonce, légat, vicaire ou commissaire apostolique, ou se prévalant de toute autre dénomination, ne pourra, sans l’autorisatiou du Souvernement, exercer sur le sol fran- Sais, ni ailleurs, aucune fonction relative aux affaires de l'Eglise gallicane ». (Hébrard, Les articles organiques devant l'histoire, le droit et la discipl. de l'Eglise, pp. 470 et suiv.).-C'est également en violation du droit chrétien que la France, en 1886, s’opposa obstinément à l'établissement d'une nonciature à Pékin. (M® de T'Serclaes, Le Pape Léon XIII, t.1, P. 442).

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PA ce 22812

autre de autorité universelle du Pape, inséÿ ou mettre en question l’incontestable sou- î et l’histoire nous montrent la plus f e toutes les puissances sociales. É

e sont pa: irréelles : elles se sont tour à tour produites dans les écrits et dans les faits 1.

La première favorisait trop les prétentions régalienne pour ïÉ n'être pas prise, sous l’ancien régime, par plusieurs gouvernements. il En France, en Espagne, en Allemagne, que de nonces virent leur 14 action gênée, sur Je terrain de la juridiction religieuse, par les arrêts et les errements du pouvoir civil! On regardait et on appréhendait comme une sorte d’usurpation, l’action directe du Saint-Père dans le domaine des Eglises particulières. C'est contre cette théorie désuète, ressuscitée il y a vingt-cinq ans par un publiciste espagnol, que le secrétaire d'Etat de Léon XI IT, écrivit, en termes vigoureux, une lettre * doctrinale où il était dit : « Est-il vrai que le Souverain Pontife donne à ses nonces une mission

ou représentants ? Par les bre au contraire, que les nonces ap mission purement diplomatiqu

d’une autorité Par rapport aux fidèles et aux affaires religieuses.

! Giobbio, ibid., PP. 359-372.

* Lettre de S. B. le Cardinal Jacobini, secrétaire d'Etat de Sa Sainteté Léon XIII, au nonce apostolique à Madrid, au sujet d’un article publié dans le

journal « BI Siglo Futuro», du 5 mars 1885. /Questions actuelles, t. XII, PP. 42.46.)

En outre, le nonce apostolique, comme représentant du Souverain Pontife, n'est subordonné ni aux fidèles, ni aux évêques du Pays dans lequel il réside. C’est Pourquoi ni les uns ni les autres n'ont le droit de déterminer ses attributions, et encore beaucoup moins de juger la légitimité de ses actes, qui devront, au contraire, être toujours respectés par les fidèles et les évêques, sauf le droit de recourir au Saint-Siège lorsqu'ils auront des motifs de croire que le nonce ait dépassé ses pouvoirs ou abusé de sa qualité de représentant du Souverain Pontife.»

A l'opposé de l'opinion réprouvée dans cette lettre, il y a celle qui limite aux choses Purement spirituelles la sphère d’action des envoyés du Saint-Siège, et qui refuse de voir en eux de véritables agents diplomatiques. Rien de plus arbitraire et de moins conforme au caractère juridique et à la situation internationale de l'Eglise et de son Chef. « Le droit pour le Pape, dit Imbart- Latour, : d'envoyer ou de recevoir des ambassadeurs ne tient pas seulement à sa qualité de souverain temporel, mais aussi et surtout à sa qualité de Chef de l'Eglise catholique... De grands intérêts nationaux et internationaux sont engagés, il s’agit de rapports intimes entre l'Eglise et l'Etat ; ce sont dans chaque pays deux puissances en regard l’une de l'autre, et le caractère international de ces rapports ne peut être nié.»

De là il suit que les délégués du Pape, accrédités auprès des pouvoirs temporels, remplissent dans la politique une mission analogue à celles des diplomates civils. Et ces fonctions leur assurent, comme corollaire naturel, la jouissance de tous les privilèges,—inviolabilité personnelle, locale, mobilière, exemption de toute juridiction territoriale et du fardeau des impôts, ?— que le droit international reconnaît aux représentants officiels des puissances. La loi des garanties ne s'écarte pas, sur ce point, de l’universelle pratique du droit public ?.

! La Papauté en droit international, p. 88 ( dans Giobbio, owv. et 4. cit. P. 378).

* Giobbio, ibid., pp. 425.426.

* Art. 11: Aux ambassadeurs de Sa Sainteté auprès des gouvernements étrangers sont assurées, sur le territoire du royaume, les prérogatives et immunités d'usage, pour l’aller au lieu de leur ambassade et pour leur retour. (Questions actuelles, t. XI, p. 175).

JET remnene

ere

les courtoises et de quelques civ:

principalement Par une collabora:

justice, de concorde, de liberté saine, que vise et poursuit partout l'Eglise de Jésus-Christ. Faire de solennelles promesses sans souci de les remplir ; donner le change sur ses intentions réelles ; agiter d’une main déloyale, spectre de vains fantômes

; on ne les comprend ni ne les excuse chez les hauts dignitaires civils q l'autorité la plus sainte, la plus digne de déférence et de considé: ration. Et ceux qui se rendent coupables de telles indignités portent justement, aux yeux de l’histoire, le stigmate dont restera éternellement marqué le front d’un Frèr -Orban ou d’un Waldeck- Rousseau,

Cette flétrissure atteint tous ceux,-—puliticiens, d'Etat, —qui off:nsent gravement la Papauté, de ses droits de légation active,

n'est-il pas oiseux de l'ajouter ?—doivent au Chef de l'Eglise l’hommage respectueux de confiance, de sincérité, de loyauté, que

méritent sa personne auguste et son titre suréminent de souverain du monde chrétien.

Et en raison même de cette souveraineté auprès de laquelle ils

sont admis, et de son caractère réel et officiel, les membres du corps diplomatique près le Saint-Siège peuvent revendiquer tous les privilèges dont jouissent leurs collègues dans les relations qu’ils ont avec les cours civiles !. C'est ce que le gouvernement italien n'a pu s'empêcher de reconnaître, au moins en fait ?. Et le fait, ici, n’a été qu’une nécessité d'ordre majeur, imposée en quelque sorte par le droit.

En violant par une attei ciels entre Rome et les pui:

Pape eussent couru le risq tions politiques et même l'ont pas osé. Ils ont cri plus sage de respecter une juridiques les plus solides e anciennes et les plus incon leur devoir.

Les ambassadeurs des &ouvernements étran-.

issent dans le royaume de toutes les préroga.

selon le droit

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