L'ÉGLISE ET L'HÉRÉSIE
Messieurs,
Dans toute l’histoire des législations humaines nous ne connaissons rien de plus beau ni de plus grand que ces paroles tombées de la plume des empereurs Gratien, Valentinien et Théodose 1: “ Nous voulons que tous les peuples ie notre empire embrassent la religion que l'apôtre saint Pierre a prêchée aux Romains, et qui est encore aujourd’hui professée par eux, en conformité avec la foi du pape Damase et de Pierre, évêque d'Alexandrie, personnages d’une sainteté apostolique ; de sorte que tous, suivant la tradition des apôtres et la doctrine de l’Evangile, nous croyions en une seule divinité du Père, du Fils et du Saint-Esprit, égaux en puissance dans la sainte Trinité. ”
Cette profession de foi, si précise et si solennelle, marque, avec la mort officielle du Paganisme, l'élévation de la religion chrétienne au rang de religion d'Etat. Le pouvoir ecclésiastique et la puissance civile se donnaient la main pour sceller, par un pacte d'union sincère et de mutuelle protection, l'unité religieuse et sociale qui, malgré les passions des hommes et les imperfections inhérentes aux institutions humaines, devait pendant plusieurs siècles assurer au monde la justice, la civilisation et la paix.
1— Code Justinien, 1. I, t. I, n. 1 (éd. de Lyon, 1583),
immunités dont les empereurs chrétiens voulurent dès le principe honorer l'Eglise et ses ministres ; la sanction pénale donnée
excepter les magistrats et les Souverneurs de province, étaient condamnés à une amende de quinze livres d'or. L'année suivante, il prohiba l'immolation des victimes sous peine de mort, et tous les autres actes d'idolâtrie sous peine de confiscation des lieux où ils auraient été commis, ” 1
L'union des deux pouvoirs amena entre Ja législation religieuse et la législation civile un accord dont les vieux codes portent d'admirables traces, 2 C'est ainsi que le concile général de Nicée fut confirmé par Constantin, celui de Constantinople par Théodose le Grand, celui d'Ephèse par Théodose le Jeune, celui de Chalcédoine par Marcien, 8 et que cette législation fondamentale
des' fêtes, la prohibition des spectacles contraires aux bonnes mœurs, le mode d'élection des évêques, le célibat des clers et des vierges,
1— Moulart, Oub. cit., p. 333, d’après le Code Théodos., 1. XVI, t.X, 2— Voir les Codes de Théodose et de Justinien, et les Novelles, 3— Moulart, ouv. et endr, cit,
comportait, roscription oniques et vilèges ou s le prinle donnée les, une série ïennes et Jâtriques, ures plus > sacrifier 7 exercer loi, sans >, étaient suivante, , et tous lieux où
ligieuse portent le Nicée r Théocelui de mentale mèrent ne, tels nche et bonnes et des
Cette bienveillance, témoignée à l'Eglise par les premiers empereurs chrétiens, passa dans l'esprit des monarchies nouvelles, nées sur les ruines de l'empire d'Occident. La monarch en particulier, par le baptême avec le Saint-Siège l'alliance 86 temps modernes le bras droit de chrétiennes. Léon XIII l'écriva évêques de France: “La très grandes choses qu'elle à accompl s'est acquis envers l'Eglise catho
témoignage et récompense tout ensemble de sa foi et de sa piété.” 1 Sans doute la dynastie de toute sa barbarie nativ.
discipline et le libre exercice de ses prérogatives et de sun autorité.
Avec la dynastie carlovingienne apparaît l’acte significatif du couronnement royal, 2 Cette imposante cérémonie montre, mieux que toutes les dissertations, ce qu'était, ce que devait être dans la pensée de l'Eglise et dans l'esprit des rois eux-mêmes la puissance politique. Le prince faisait d'abord serment d'assurer la paix à l'Eglise de Dieu, de combattre l'iniquité, d'unir dans ses jugements la justice et la miséricorde. Il recevait l'onction sainte ; et, le sacre accompli au milieu des rites les plus solennels,
1— Encycl. Nobilissima Gallorum gens, 8 février 1884. 2— Philipps, ouv. cût., t. III, p. 7.
est tombé et de soutenir ce qui est debout, de venger l'injustice et d'affermir l'ordre où il existe.” 1 Après quoi un anneau, mis au doigt du prince, Marquait son alliance avec la foi chrétienne, Enfin l'acte suprême 2? du couronnement, accompagné d’une expressive formule, complétait ce grave et majestueux symbo-
L'unité sociale, créée dès le quatrième siècle, accrue et fortifiée
1— Ibid. p. 10.11,
2— Voici cette formule: 4 Recevez la couronne du royaume qui est mise sur votre tête Par les mains des évêques, quoique indignes : reconnaissez-y l'emblème de la gloire, de la sainteté et de la force ; et sachez
comme nous sommes les Pasteurs et les conducteurs des âmes à l’inté. rieur, vous s0ÿez au dehors le vrai serviteur de Dieu, le fort défenseur de l'Eglise de Jésus-Christ contre tout ce qui s'oppose à elle, le chef Puissant
e royale, lui lonner force b protéger la er et d’anéien, de vonir ‘blir ce qui r l'injustice nneau, mis chrétienne.
gné d’une ux symbo-
et fortifiée orel et du ne.
eux prince eu et l’aide le pontife couronne l'empire comme le
e qui est 8: reconet sachez afin que, à l’inténseur de Puissant e Dieu et tes, que : prières
rempart du droit ecclésiastique. L'empereur, obligé par serment de défendre l'Eglise, était par là même tenu d'épouser toutes ses causes, de professer toutes ses doctrines, de combattre tous ses ennemis : il devait, en toute vérité, se montrer “ l'évêque du dehors. ”
Les rois de la seconde race, dit Philipps 1, déployèrent le plus grand zèle à protéger le libre exercice du pouvoir spirituel. Aussi les capitulaires offrent-ils un riche répertoire d'actes et de documents relatifs aux développements extérieurs et à l'action publique de l'Eglise. Non Pas que ces actes émanassent de l'autorité royale sans participation de l'autorité religieuse. Parfois Charlemagne, dans ses textes lé. latifs, ne faisait que reproduire des extraits de conciles; toujours, en de telles matières, il ne voulut qu'aider, qu'appuyer les évêques et coopérer subsidiairement à l'œuvre du Christ,
Dieu régnait sur la société,
Et c'est sous l'influence divine que les nations chrétiennes, même celles qui ne firent point partie du nouvel empire romanogermanique, finirent par constituer entre elles et avec l’Eglise une sorte de confédération basée, non sur des traités, mais sur une conformité générale d'idées, d'intérêts, de tendances, de législation, et formèrent ce que, d'un nom longtemps usité dans l'histoire, on a appelé “ la chrétienté. ”
Cette vaste organisation sociale nous est déjà connue. 2 Mais il importait de Ja rappeler et de nous faire une conception nette de la société chrétienne telle qu'existant dans le haut moyen âge, pour bien comprendre l'attitude prise, de convert avec la puissance civile, par l'Eglise en face ce l'hérésie.
Qu'est-ce donc que l'hérésie, et quelle gravité spéciale revêtelle au regard de la foi ? Quelles justes alarmes causait-elle aux
1— Ouv. cit, t. IL, p. 32.
2— Voir leçons septième et neuvième,
Souvernements chrétiens, qui jadis, alors que l'esprit religieux dictait leurs décisions, crurent devoir s'armer contre elle de toutes les rigueurs du droit ?
dans le baptême, et soutenues avec opiniâtreté contre les ensei- 8nements de l'Eglise de Jésus-Christ. L'hérésie s'attaque donc à une ou plusieurs 1 vérités chrétiennes, telles que révélées par Dieu et définies par l'Eglise.
Tant que cette négation, éclose au fond de la conscience humaine, n’en franchit pas le seuil, elle ne relève que de Dieu
sant au dehors que l’hérésie tombe sous la juridiction de l'Eglise et provoque son intervention.
L'hérésie matérielle est un malheur, non une faute; une aberration, non une rébellion. Elle est le fruit de l'ignorance, du préjugé, d'une éducation malsaine et viciée dans son Principe. La bonne foi l'excuse. « Ceux, dit Moulart 2, qui, par le fait de leur naissance de Parents qui ont depuis longtemps abandonné l'Eglise, se trouvent hors d'état de Connaître par eux-mêmes la véritable doctrine catholique; ceux à qui, dès le berceau, un faux enseignement a présenté l'Eglise Comme engagée dans les voies de l'erreur, ceux-là ne scnt point, à proprement parler, des hérétiques, et il ne peut être question de leur appliquer aucune
de l’autorité des Pasteurs légitimes. Du reste, par cette rupture de l'unité catholique, le schisme mène fatalement à l'hérésie. 2— Our. cit., p. 302.
rit religieux lle de toutes
Une erreur aie foi reçue re les enseitaque donc révélées par
Conscience ue de Dieu uge. C'est se produide l'Eglise
les formes , Comme il
une aberrance, du principe.
le fait de >andonné mêmes la ceau, un dans les rler, des aucune
désertion ffranchit ture de
peine. Il faut fairc ‘a part très large aux préjugés de l'éducation première ; rien n’est plus difficile que de s'en délivrer.”
Ce que donc nous considérons ici, et ce qui a fait dans le passé l'objet des pénalités les plus rigoureuses, non seulement de la part du pouvoir ecclésiastique, mais encore et surtout de la part des Etats chrétiens, c'est l'hérésie formelle, cette erreur religieuse née de l'orgueil, faite d'obstination et de révolte, s'insurgeant en pleine lumière de la foi et en pleine connaissance de l'Eglise
-contre les dogmes que cette divine société a mission d'enseigner et
de défendre.
Habitué depuis trois siècles au spectacle des entreprises les plus audacieuses de la liberté contre Dieu, placé dans une atmosphère d'indifférence dogmatique, de tolérance, de complaisance même pour les erreurs les plus graves, pour les systèmes les plus téméraires et les plus directement contraires aux vieilles traditions catholiques, l'esprit moderne se représente difficilement les frayeurs et les appréhensions que causait au moyen âge l'apparition de doctrines hérétiques.
Ces appréhensions étaient justes, ces frayeurs étaient fondées,
L'hérésie ne se borna:: pas à nier un point quelconque de la foi catholique ; en le niant, elle heurtait de front l'autorité enseignante, celle de Dieu comme celle de l'Eglise, sur laquelle le catholicisme tout entier repose ; et, par cela même, elle secouait jusqu’en ses fondements toute autorité légitime, lâchant la bride à l'individualisme égoïste, aux rébellions sourdes de l'intelligence, aux instincts dépravés du Cœur, aux emportements de toutes les passions. El'e brisait avec violence les liens de cette vaste unité religieuse et svciale créée, non sans peine, par le christianisme triomphant, et au sein des nations jusque-là groupées dans une même pensée de foi, autour d’un même chef, et sous un même drapeau, elle jetait la semence de toutes les dissensions et le ferment de toutes les haines.
N'est-ce pas ce qu'atteste hautement, irréfragablement, l'histoire de tant de guerres allumées en Europe par le feu des ‘discordes religieuses ?
Punissaient très Justement du dernier supplice un crime capabl d’ébranler la société Jusque dans ses bases, et de Ja baigner dan: g.”
L'esprit de sévérité, dont le moyen âge se montra animé vis. à-vis de l'hérésie, n'avait en Principe rien de contraire aux sentiments de Notre-Seigneur et de ses apôtres : loin de là. Jésus-Christ, dans l'Evangile, n'impose-t.i] P88 aux fidèles l'obji. &ation de croire Sous peine de damnation 24 Saint Jean voit dans l'hérésie l'œuvre de l’Antéchrist 8, et il défend de recevoir ou même de saluer Jes hérétiques 4; saint Jude en Parle dans les termes Jes plus énergiques 5: saint Paul Prononce contre eux l'anathème 6 et les livre au Pouvoir de Satan 7.
1— Lettres à un Sentilhomme russe sur l'Inquisition espagnole : — Deuxième lettre,
2— Marc, XVI, 16.
3— 1 Joan. IV, 3
42 Joan. 10.
5— Jud. 12 et suiv,
6— Gal. I, 9,
1—1 Tim. 1, 20.
L'hérésiarque, doivent être criminels...
n cabinet, ne nt produit Ja sachant tout ux hommes, rime capable baigner dans
animé visatraire aux loin de Jà, dèles l'obii.
Jean voit recevoir ou le dans les ontre eux
> l'hérésie, ‘on a soul'exercice re de son ent pour e l'Eglise
les frappe de peines si rigoureuses, qu'elle les prive de ses sacre. ments et les bannit de son sein; c'est encore et surtout pour préserver ses membres fidèles du péril de la contagion et pour inspirer à tous une salutaire frayeur.
L'Eglise en principe est indulgente pour les personnes, même les plus conpables ; elle ne l'est pas, elle ne saurait l'être à l'endroit de leurs erreurs.
me, l'esprit du christianisme, esprit de douceur et de mansuétude. C'est le reproche habituel que lui font les incrédules. Ces hommes en appellent volontiers à la paix et à la charité; mais Pour eux ces vertus chrétiennes ne sont autre chose qu’une coupable condescendance à tout laisser faire, à tout laisser dire, à tout laisser Passer, et, sous le prétexte de ménager les personnes, à se rendre complice de leurs désordres. Nous l’avouons volontiers, Jamais l’Eglise ne pratiquera cette tolérance Elle veut la paix, mais la paix véritable, celle qui est fondée sur la vérité, in justice et le droit, celle, par conséquent, qui est l’ennemie naturelle de l'erreur, du vice et de la révolte. Elle veut la charité, elle l'impose à tous ses enfants comme le devoir le plus rigoureux de la vie chrétienne... Mais en même temps elle sait avertir, menacer, et, a" besoin, punir sévèrement, La vraie charité ne consiste pes à laisser se répandre l'erreur qui tue les âmes, mais à en arrêter lee progrès, ni à laisser le mal impuni, mais à le réprimer, pour corriger les coupables et préserver les innocents, ”
Aussi bien, n'est-ce pes l'autorité religieuse seule qui ait fulminé contre l’hérésie. Effrayé des dangers que les doctrines hér/tiques, subversives non-seulement des dogmes de la foi, mais encore des principes de la morale publique et de l’ordre social, faisaient
1— Ouv. cit., pp. 304-305.
Courir au Peuple chrétien, le Pouvoir civil jugea sage d'incorp dans sa législation le code pénal de l'Eglise et d'y ajouter Châtiments extrêmes réservés aux plus graves attentats don “ociété puisse être victime.
‘usi le Code Justinien 1 renferme-t.i] nées des Premiers empereurs chrétiens con
code criminel, suivi Par elles, se modela en bien les sévérités du code Jjustinien
1— Liv, I,
2— Ibid, t, V, n. 8.
3— Ibid, t, V,n.1l.
4— Capitularia Regum francorum, P. 252, n, 10, 5— Ibid, 1. VI, n. 28,
6— Ibid. 1, VI, n. 26.
T— Ibid, 1, V, n. 26.
+8e d'incorporer d'y ajouter les tentats dont Ja
le de lois éma- <8 manichéens, en des termes ahi la foi du leur baptême.
rs principaux nseigner et à mort. 2 Ja ens, 3 t une grande 1es et que le | points sur
es des Rois Onnes frap.
c les païens, ent seront se livrent sévir avec l'Eglise de
D'après les Ordonnances 1 des pouvoir civil condam
erreur contre la foi.
Une collection des anciennes lois
germaniques porte que les devront être brûlés vifs, et que, ter cette peine, lui-même sera et châtié comme hérétique 2, Miroirs de Saxe et
médiévales, il n'est
apporte la preuve de ] docteurs opiniâtres d
1— Ouv. cité par l'abbé Gaffre, Inquisition et Inquisitions, P. 15,
2— Schilter et Scherg, Thesaurus antiquitatum teutonica 1727), t. II : Jus provinciale Alemannicum, c. 308. Je tiens à e lement ce chapitre qui nous donne une idée exacte vigueur : 10 4 Si l'on apprend qu'il existe des hérétiques, il faut procéder contre eux d’ ques et civiles. — 2° Les juges ecclésiasti ne enquête à leur sujet, et, si l'énquête le juge séculier devra s'en saisir et les juger selon la 1 Or, la peine décrétée Par L i claie.__4o Si le juge, au lie
au cours de l’année, au Pape, à qui il dira n de temps p de l'excommunication,__8o Le Pape alors le les dignités.9o Et il notifiera cette sentence rats séculiers, dont ce sera le devoir de la consera privé de tous ses alleux et fiefs et de ères—1lo Cette loi s'applique également aux
l'auteur cite Une ordonnance de Frédéric 1] Conçue en ces te “ Nous décrétons condamnés à Mort les patarins et tous « hérétiques sous quelque nom qu'ils se cachent, pour que,
au jugement des flammes, ils soient brûlés vifs, au regar ommes, ”
1— Sum. theo., IIa Ile, Q. X, a, 8.
2— Did, Q. XI, a. 3.
çue en ces termes :
ns et tous autres Pour que, livrés fs, au regard des
UCOUp les peines uelle gravité les et quelles conséaient, non sans
à pensée cathoidèles qui n'ont voir reçue, Ja rniers, il faut Pour les cont aux obliga.
différents en olte contre sa les Svustraire aux dont ils » justiciables, hauteur d'où idement les e servir les » malgré sa vues, n'hé.
10des radi.
ur conjurer nquisition,
Ce n'est pas, Quoi que pensent certains écrivains modernes, 1 un médiocre argument en faveur de ce tribunal, Etudions la ques-
trines £nostiques et manichéennes, après avoir envahi le nord de l'Italie, dévastait le midi de la France. Les doctrines albigeoises n'étaient pas seulement une négation formelle des dogmes fonda.
Anarchiste dans ses Principes, cette secte était en même temps maçonnique dans son Organisation.
Pour briser son influence et s'opposer à ses ravages, les Papes employèrent d'abord les Moyens les plus efficaces de Conversion et de pers: s'n. Innocent III, dont on a voulu charger la
fondateur de l'Ordre des Frères-Précheurs, Promena pendant Plusieurs années, à travers les Provinces méridionales de la France,
1— M. l'abbé Vacandard, dont les idées sur le Pouvoir coercitif de l'Eglise ne s'accordent &uère avec l'antique législation chrétienne contre
le flambeau de Pénitente,
“inquisition”.
nous de le bien fixer.
Inquisition veut dire ici tribunal établi rité ecclésiastique
ans doute Jes évêques, dans Je n grave devoir d’opposer une au flot des doctrines hérétiques. Mais, à l'époque don parlons, Je Progrès constant et l'affreux débordement « doctrines rendaient nécessaire une institution spécial chargée de s'en Enquérir et de les réprimer 1,
Pour mission de rechercher les cou] Où suspects d'hérésie, de les examiner, de juger
s'ils pouv
1 « Contenue en germ
e dans les Prescriptio:
en 1184 et du IVe de
ns du concile de V Latran en 1
215, l’Inquisition n g es Albigeoïs Par le décret du Concile de Toul en 1229 ë
> Oub. cit, pp. 37-38).
’Inquisition fut bientôt confiée aux
5 lesquels, en qualité de défense 6, ne cessaient Pas pour cela q
CA Congrégation de l’Inqui ngrégations Cardinalices q entourent le Saint-Siège,
DEEE sperme «.
l'exemple de sa vie
isante Pour sauver Ja res de rigueur. La ition fut créée.
inquisition”: hâtons.
organisé par l’autoorité civile, pour la U renversement de ques, dans leur zèle opposer une digue ‘époque dont nous ordement de ces ion spécialement
cher les coupables r S'ils pouvaient
concile de Vérone devint Permanente onoile de Toulouse aque paroïëse, un es et de rechercher Quelques années eneris de Grégoire pp. 37-38). La Frères-Prêcheurs, ité de défenseurs u droit inquisitoahissements du raliser les tribu.
1 romaine, d'un ion de l'Inquisi.
ardinalices qui
encore faire partie de l'Eglise ou s'ils devaient, branches flétries, être séparés de ce tronc vénérable.
pénitentielles, telles
Proportion du mal lui-même, Jes pénalités S'aggravèrent. On statua contre les coupables Ja confiscation des biens, le bannisse-
» là détention temporaire où Perpétuelle “ dans une prison tolérable et humaine. ” 3
1— Saint Thomas d’Aquin, dans un des articles de haut, signale ce charitable Procédé de l'Eglise soucie: aux prescriptions de l'Apôtre (Tit, III, 10)
2— Les hérétiques d'Italie, vol, ] » Disc, p. 236.
3— Gaffre, ouv, cit., p. 25,
la Somme cités plus use de se conformer