Ouv, cit., pp
2. Voici, en ce qui regarde les séminaires, ce que ces immunités comportent :
1° Les règlements du pouvoir civil relatifs aux conditions hygiéniques n’ont dans ces institutions qu'une valeur directive, et c'est à l'autorité religieuse seule qu'il appartient de les mettre en force; 2° les biens des séminaires, vu leur destination d'utilité publique, doivent être consid taxes communes: 3° Jes clercs coupables cela, justiciables des tribunaux civils:
érés comme exempts des d'ua délit social ne sont pas, pour en tout cas, jamais l'autorité séculière ne peut procéder contre eux sans l'assentiment de l'Ordinaire; 4° ceux méme qui ne sont pas clercs ne peuvent, dans l'enceinte d'un séminaire, étre appré-
hendés par un officier de justice sans Ja permission de l'autorité religieuse. —
Dans plusieurs pays malheureusement l'Etat moderne ne tient guère compte de ces privilèges sanctionnés par le droit social chrétien. Jur, fubl, eccl,, vol. I, PP. 210 et suiv., 3e éd.).
(Cf. Cavagnis, Inst.
3 Encycl. Jampridem, 8 Janv. 1886
l'esprit militaire? On conçoit donc facilement que, dès les temps les plus reculés de l'Eglise, les pontifes romairs et les évêques catholiques aient mis tous leurs soins À établir pour les candidats au sacerdoce des asiles où, soit par eux-mêmes, soit avec l'aide de maîtres choisis qu’ils prenaient parfois parmi les prêtres de l'Eglise cathédrale, ils leur enseignaient les belles. .ettres, les sciences sacrées et surtout les mœurs en rapport avec leur vocation. On n'a pas oublié ces maisons qu'ouvraient les évêques et les moines pour y recevoir les clercs: entre toutes brille la mémoire du patriarcat de Latran !,» Voilà aussi pour. quoi «dans les concordats ? passés À différentes époques entre les Pontifes romains et les chefs des Etats, le Siège Apostolique veilla d'une manière spéciale . : maintien des séminaires et réserva aux évêques /e drort de tes régir, à l'exclusion de toute autre puissance ?, »
C'est donc par un acte d'usurpation injustifiable que l'autorité civile s'arroge le droit de prescrire aux séminaires et aux facultés de théologie les matières à enseigner et les méthodes à suivre#, De cette faute le régalisme et le gallicanisme de l'ancien régime se rendirint indub .ablement coupables. Plus coupable nous apparaît l’autocratie de Napoléon plaçant directement les sémi. naires sous le joug gouvernemental ; et c’est, de nos jours, par un semblable abus de pouvoir que la tyrannie républicaine inter. dit aux évêques de choisir des réguliers pour faire donner aux