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2. Voir à ce sujet Satolli, Prima principia juris publ. eccl.: de conc rdatis, L XVI, t. 9-10; —aussi Giobhio,Lesioni di diplomazsia ecclesiastica, vol. H,
nn. =48-540, 3. Encycl. cit.
4. Cette ingérence abusive à été condamnée par Pie IX dans les deux nropositions suivantes du Syl/abus: “Il n'appartient pas uniquement à l'autorit
ecclésiastique de diriger, en vertu d'un droit propre et inhérent à son ess l'enseignement de la théologie” (prop. 33e). “ Mème dans les séminaires du clergé, la méthode à suivre dans les études est soumise à l'autorité civi (prop. 46e).
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séminaristes l'enseignement littéraire, philosophique ou théologique.
Le despotisme est de tous les temps et de tous les régimes !, Libre et autonome dans l'érection et le gouvernement des maisons d'éducation destinées à former des prêtres, l'Église doit l'être encore dans l'établissement et la direction de toute institu-
tion scolaire, — primaire, secondaire, ou supérieure, —qu'il lui
plait de créer pour instruire et former des chrétiens,
Pourquoi, en effet, ne jouirait-elle pas de cette liberté? pourquoi ne pourrait-elle pas, si elle le juge À proncs, ouvrir aux laïques, de son propre chef, des écoles de toutes sortes, fonder des académies, ériger des collèges, organiser des univers ‘tés ?
De par le droit commun, et au seul point de vue général de la liberté d'enseigner, on ne peut pas plus iui dénier ce pouvoir qu'on ne saurait le refuser à n'importe quel pédagogue dûment qualifié, ou à n'importe quelle association offrant (:s garanties et des preuves suffisantes de conscience, de probité, de capacité éducative. Ces conditions ne sont-elles pas l’apanage habituel et reconnu du magistère ecclésiastique ou religieux ? L'autorité catholique ne les possède-t-elle pas dans un dégré supérieur, et ne les réunit-elle pas en un faisceau glorienx qu'elle porte partout avec honneur, qui lui ouvre tous les asiles du savoir, et qui la place au premier rang parmi les autorités enseignantes ?
À ce titre commun s'ajoutent pour l'Eglise des itres Particuliers qu'aucun autre pouvoir ne peut lui disputer.
Société basée sur des principes et des Croyances, corps hautement et essentiellement doctrinal, elle représente dans le monde la pensée même de Dieu, le Verbe qui nous parle par
1. En Portugal où, après plusieurs mesures anticléricales, une loi du 20 avril 1911 à institué la séparation de l'Église et de l'Etat, “l'article 184 de cette loi décrète que le Gouvernement continuera à régenter les Grands Semimaires, en intervenant dans la nomination des maitres et dans le choix des auteurs, D'après les articles 185 à 188, c'est dans les lycées de l'Etat, selon un P'ogramme fixé par l'Etat et avec la sanction d'un examen d'Etat, que les jeunes gens qui se destinent au sacerdoce devront faire les études littéraires et philosophiques préparatoires à la théologie” (Quest. act. t. CXI, p. 307).
cent voix diverses, et dont toutes les sciences créées ne sont que de faibles échos ; elle en a les clartés sereines, la vertu rayon. nante, la puissance diffusive et communicative; elle a été établie pour faire œuvre de lumière, pour restaurer, défendre, propaser, implanter dans toutes les Âmes le règne spirituèl et bienfaisant de la vérité.
Or, « la vérité est une. Toutes les connaissances humaines s’enchaînent les unes aux autres par des liens d'étroite parenté, et le moyen le plus sûr, la méthode la plus efficace dont dispose l'Eglise pour imprégner les esprits des saines notions religieuses qu’elle est chargée de répandre, c’est bien de prendre elle-même en main l’œuvre générale de l'éducation, de la confier à ses prê. tres, à ses pieuses cougrégations d'hommes et de femmes, à des personnes d’une vertu éprouvée et d’une science recc.. ue, et de mener ainsi de front, par un harmonieux développement, l'instruction religieuse et l'instruction purement civile !. »
Nous l’avons dit plus haut ?, c’est dans l’âge encore tendre que les âmes se façonnent; et c’est, tout spécialeme: t, dans le milieu scolaire que les peuples se recrutent. L'école offre un terrain éminemment propice à l'influence religieuse et moralisatrice. L'âme humaine y est dans sa fleur ; encore fraîchement éclose, elle s'ouvre sans défiance aux chauds rayons du solil ptintanier et aux effusions fécondes de la pluie et de la rosée. L'Eglise, qui a pour mission de répandre les lumières de la foi, d’en baigner tous les esprits et toutes les consciences, ne saurait trouver un champ d’action plus favorable. Les exercices de la prière, le choix des lectures, les exemples de la grammaire, les leçons de l’histoire, les enseignements de la littérature, des sciences naturelles, de la philosophie, tout lui est occasion pour parler de Dieu, pour rappeler la loi de Dieu, pour montrer l'intervention de Dieu, pour faire admirer les œuvres de Dieu, pour élever les âmes vers Dieu.