Encyel. Officio sanctissimo, 22 décembre
4. 14 juillet 1804:—voir aussi l'allocution Maxima quidem, du à run
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de veiller sur ces établissements avec plus de soin encore que sur les autres, et de les entourer de toute sa sollicitude. Elle les a fondés et maintenus avec le plus grand zèle; elle les considère comme l'objet le plus important sur lequel s'exerce son autorité. Ceux qui prétendent que l'Eglise doit abdiquer son pouvoir modérateur sur les écoles populaires on en suspendre l'action salutaire, lui demandent en réalité de violer les conmandements de son divin auteur.» Ces énergiques parcies disent assez quel rôle est échu à la religion daus l'éducation du peuple. Des législateurs même hétérodoxes l'ont compris, et il ne manque pas, présentement encore, de pays où, d'après la loi civile, le curé ou le pasteur es, admis À visiter les écoles et à examiner les enfants sur les mystères de la religion,
L'enfant grandit; c'est l'adolescent d'aujourd'hui, l’homme mûr de demain. En même temps que sa pensée en éveil s'ouvre aux connaissances profanes et que les passions écloses tressail. lent et s'agitent dans son cœur, il importe que l'esprit chrétien, pour garder prise sur cette âme bcrcée cet entraînée par les premiers souffles de la vie, y développe proportionnellement son empire. Ecoutons de rouveau tes recommandations de Léon X!IT: « Pour les écoles secondaires et supérieures, écrit-il aux évêques de Hon rie !, il fant veiller à ce que les bonnes semences déposées dans l' «prit des enfants ne périssent pas misérablement chez les jeunes gens.» S'adressant plus tard aux évêques de Pologne ?, il renouvelle le même avis: « Ceux, dit-il, à qui on enseigne les lettres et les arts, doivent en même temps et avec non moins de soin être instruits des choses divines. Le progrès de l'âge et de l'instruction des jeunes geus n'est pas une raison pour s'arrêter dans cette tâche; au contraire, il faut s’y appliquer avec d'autant plus d'ardenr que la jeunesse, dans l’état actuel des études, se sent chaque jour plus pressée du désir de savoir, et que de plus redoutables dangers menacent sa foi, »
. Encvl, Constanti uigarorun, 2 SEPL. FN.
ch Caritatis Protidentieque, 10 mars 1804 Cf. encycl Vilitantis 7 FET aout IKor,
Ces principes posés, nous pouvons en toute sûreté de doctrine établir les conclusions suivantes :
Premièrement, quant à la warère des programines d'éducation.
C'est à l'Eglise, et à elle seule, qu'il appartient, dans toutes les maisons d’études, quelies qu'elles soient, d'arrêter le program. me de l’enseignement religieux et moral, et de statuer quard. comment, et dans quelle mesure cet enseignement, —catéchismes, cours de controverse où d'anologétique, cours de droit public ecclésiastique, cours de théologie er! rapport avec ia médecine! — doit être distribué aux élèves des différentes classes et des différentes institutions * Semblable aux élévations de terrain qui vont s'échelonnant de plateau en plateau et de sommet er sommet jusqu'aux cimes les plus élevées, l'instruction religieuse doit, autant que possible, être graduée selon la gradation mème des études profanes. L'Eglise est juge de la doctrine; ele est, par là même, juge de sa nécessité absolue et relative.
C'est encore la tâche de l'autorité religieuse de fixer et de réglementer les UE de dévotion rhaueres il convient d’assujettir les élèves des écoles et des colièges, voire des un versités. Ces exercices forment un élément précieux, et même capital, de l'éducation. “11 faut prendre garde, dit Léon X1!!: que ce qui est essentiel, c'est-à-dire la pratique de la piété ché. tienne,ne soit relégué au second rang; que, tandis que les
tres épellent laborieusement le mot à mot de quelque scicrce ingrate, les jeunes gens n'aient aucun souci de cette sagesse véritable dont Z commencement est la crainte de Dien, et ax
1. Dans les universités, de mème qu'il est très important & seulement aux Séminaristes, mais aussi aux élèves laïques, et étuuiants en Droit, des notions suit du droit public de méme il ne nous parait pas Moins utile d'établir, en faveur des ct Médecine, un cours avant pour objet jes principales matières philos théologiques qui offrent des points de contact avec la scien médicale (cf. 1er Conc. Plén. de Québec, n. 205).