‹ Droit public de l'église [microforme]Chapitre 120 sur 196 · Our. et end. cit · texte numérisé non relu

Our. et end. cit

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indépendants de l'Etat, quelques hon.mes dignes de leur confiance? C'est à ces fils respectueux de l'Eglise, quand ils ne sont pas ses religieux ou ses ministres, qu'il appartient de présider sus la haute direction ecclésiastique aux destinées de l'éducation, d'en régler la marche, d'en étudier es besoins, d'administrer et d'utiliser, en dehors de toute préoccupation politique, les deniers mis à leur disposition par le pouvoir civil.

Le D' Bouquillon et l'abbé Barry ont cru trouver, en faveur du droit d'enseigner de l'Etat, une preuve concluante dans le fait que des princes chrétiens, entre autres Charlemagne, s'occupèrent activement d'éducation, et que des évêques eux-mêmes les supplièrent à plusieurs reprises de faire effort pour établir des écoles publiques.

Encore que nos adversaires s'en prévalent hautement, ce fait, selon nous, n'a vraiment pas la portée qu'on lui attache. Nous savons qu'à l'époque dont il s'agit, la société européenne en plein travail de refonte, remuée et bouleversée par les guerres, et non entièrement dégagée des influences de la barbarie, n'avait pt encore atteindre les conditions normales d'existence et de fonctionnement des civilisations adultes, L'instruction des enjants était négligée, et l'Egiise, incapable de faire face aux exi. gences matérielles d'une œuvre si vaste, pouvait, non sans raison, réclamer l'intervention supplétive de l'Etat. C'est à ouvrir et À doter des écoles, plntôt qu'à les diriger, que les princes chrétiens étaient invités. L'Etat préparait le corps, et l'Eglise y insuffait l'âme.

Que si, par déférence pour les princeset avec le consentement présumé des parents, l'autorité iligieuse fit parfois à la puissance civile une part effective dans la direction de l'enscignement, ce contrôle de l'Etat, en des conditions d'union étroite et d'entente cordiale avec l'Eglise, n'offrait guère d'inconvénients : fn tout cas, ne convient-il d'y voir qu'un fait accidentel et une mesure transitoire, non un droit essentiel et permanent !,

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