‹ Droit public de l'église [microforme]Chapitre 124 sur 196 · Lescœurs, La mestalité laïque et l'école, p · texte numérisé non relu

Lescœurs, La mestalité laïque et l'école, p

>, jbid., p. 74:—cf. Goyau, L'école d'au ourd'hui, 1re série, p. 60 (3e ed}.

3. Dans un discours prononce 1e à août 1003, devant un auditoire di istitu-

teurs, Combes, avec des avceents ue Ivrisuie sectaire, s'écriait: “ Les princif moraux de l'écote laïque la rattachent aux philosophies les plus hautes: chacun d'eux représente une conquete de l'esprit humain sur les erreurs ct

jugés dout les cerveaux des generations antérieures ont ete sat puissances interessées à les rétrécir. Leur ensemble résume les progr accomplis à travers les épreuves d'une longue lutte en faveur de : dance de l'esprit humain: il s'en dégage une lumiére éclatante devant elle les tenchres séculaires au sein desquelles la pensée € s'était engourdie dans une sorte de torpeur, qu'on lui faisait prertir

heureuse quietice © (Questions actuelles, t LAN, p. 108).

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laïque, quelque versé qu'on le suppcse dans les matières d'histoire, de littérature, de physique, de chimie, de psycholorie expérimentale, pourrat-il, sans sortir de la sphère technique où il prétend s'enfermer, mettre sous les yeux de ses élèves les devoirs si importants qu'ils ont envers eux-mêmes, envers leurs familles, envers la société ?

Non. Instruire sans catéchiser, ce n'est d'aucune manière faire œuvre moralisatrice.

Loin de 1à: c'est plutôt faire acte d’ignorance grossière des besoins les plus essentiels de l'homme; cest rompre l'accord, l'unité harmonieuse des puissances de son âme; c'est développer certaines facultés au détriment de leurs voisines, et sans montrer à l'adolescent comment les diriger; c’est mettre entre ses mains des armes dont il ne saura se servir; c'est faire naître chez lui des appétits, éveiller en son cœur des passions, provoquer en son cerveau des ambitions, sans lui donner un frein pour les régler. Bref, c'est lui ouvrir le chemin de la vie, sans lui dire ce qu'elle est, et sans lui apprendre où elle tend.

On aura beau, après cela, vanter la vertu éducatrice d’une morale indépendante de toute croyance religieuse, de la morale de la fraternité et de la solidarité, de la morale même de l’évolution faisant passer la conscience humaine par des phases progressives, et l’arrachant enfin aux étreintes d'un dogmatisme rigide pour ne plus la soumettre qu'aux bénignes influences de la raison émancipée 1. Quel sera l'esprit sérieux assez conñant et assez crédule pour ajouter foi aux merveilles de cette nouvelle éthique ?

« Les métaphysiciens, écrit M. Adolphe Guillot ? peuvent peut-être démontrer qu'il y a une morale sans religion, que le devoir existe en dehors de Dieu, et que la loi morale n’a que

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