‹ Droit public de l'église [microforme]Chapitre 13 sur 196 · Ou, cité · texte numérisé non relu

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seignement primaire, l’enseignement secondaire et l’enseignement supérieur.

On a trouvé dans le cimetière de Saint-Calixte une épitaphe du troisième siècle consacrée à un instituteur primaire, magister Primus !. En outre, le poète espagnol Prudence, dans ua de ses recueils d’hymnes *, raconte qu’en traversant la ville d’Imola, il aperçut dans la basilique, au-dessus d’un tombeau, une peinture représentant un homme couvert de plaies, les membres déchirés, entouré d'enfants qui piquaient son corps avec des styles à écrire. Le gardien du temple lui apprit que cet homme était Cassien, maître d'école martyrisé par ses élèves à la suite d’un édit de persécution, mais qui jusque-là avait professé en toute liberté et même avec une sévérité dont les jeunes auditeurs tirèrent une cruelle vengeance #.

Les écoles de grammaire correspondaient chez les anciens à ce que sont chez nous les établissements d'enseignement secondaïre. Or certains textes historiques démontrent que les chré. tiens des premiers siècles comptaient parmi eux des grammairiens. Un procès-verbal officiel rédigé à Cirta, en Afrique, et dans lequel sont relatées les perquisitions des objets sacrés arrachés, par suite d’un édit de Dioclétien, aux églises chrétiennes, fait mention de Victor, grammairien et lecteur, lequel, comme plusieurs autres, eut la faiblesse de livrer aux agents de l'Etat quelques exemplaires des Livres Saints #.

Le rhéteur converti Arnobe écrivait au troisième siècle 5 : «On trouve chez nous beaucoup d'hommes de talent, des ora-

teurs, des grammairiens, des professeurs d'éloquence, des jurisconsultes, des philosophes. »

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