‹ Droit public de l'église [microforme]Chapitre 147 sur 196 · Études, sept.-déc. 180r, p · texte numérisé non relu

Études, sept.-déc. 180r, p

1. Le réveil classique qui s'opère en France, par suite ce la arinde guerre,

ramènera, éspérons-le, les saines traditions.

Il y a ensuite le système scientifique inauguré par la Révolution française}, dont les Allemands essayèrent en 1892, qu'un congrès de la libre pensée tenue à Prague récemment adopta comme base de l’enseignement moyen, et qui prévaut déjà en certains pays, surtout aux Etats-Unis. Les prôneurs de ce système sont convaincus que l’éducatiun progresse en raison directe de l'abondance des notions techniques dont on charge l'esprit des élèves. Conformément à ces idées, de lourds programmes s’éla. boreut, où figurent, avec quelques études littéraires, tous les arts et toutes les sciences naturelles, physiques, chimiques, économiques, sous leur forme la plus utilitaire: il s'agit, allègue-t-on, de préparer les jeunes gens aux luttes pour la vie.

Et de crainte qu’une telle multiplicité de matières scolaires n'effraie et ne décourage la nature paresseuse, on lui ménage par le système électif un moyen cotamode de conquérir sans trop de fatigues les grades qu’elle convoite. Le recteur de l’université de Harvard (Boston), M. Eliot, déclarait naguère « impossible » et +. «absurde » ? l’ancienne méthode des programmes fixes communs fit à tous les étudiants d’une même catégorie. Son idéal, à lui, c'est l’individualisme, le libre choix fait par chaque élève, entre plusicurs séries de cou’s donnant droit aux mêmes diplômes, de l'une de ces séries parallèles jugée la plus fecile, la plus expéditive et, disons le mot, la plus pratique.

Instruction pratique, c’est-à-dire immédiatemeut convertible en espèces sonnantes, tel est aujourd’hui pour un grand nombre l'objectif principal, uuique même, de l'éducation.

Faut-il donc s’extasier devant ces systèmes nouveaux et les croire, sous peine de mériter quelque note infamante, bien supérieurs aux vieux procédés classiques? Et pour commencer par le dernier, le système électif, y at-il vraiment lieu de s'applaudir de ce qu’une si grande et si alléchante liberté soit laissée aux élèves dans le choix des programmes ?

1. L'abbé Allain, dans Revue des Questions historiques, t. XL, p: 477

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