Voir Le Canadien, 1823, n
4, Garneau, /fist, du Canada, t, IT, p. 63 (2e éd.) 3. Procédés de la Chambre d'Assemblée, p. 13 (Québec, ISI3): témoigna du grand vicaire Doucet.
&, Le collège de Nicolet fondé en 1S04 par le Rév. M. Brassard, le collès de Saint-Flvacinthe fondé en 1812 par le Rév. M. Girouard, le collège de Sainte-Thérèse fondé en 1824 par le Rév. M. Ducharme, le collège de Chambly fondé en 1825 par le Rév. M. Mignault, le collège de Sainte-Anne fonc
en 1827 par le Rev. M. Painchaud, le coliège de l'Assomption fondé en 1#3: par le Rév. M. Labelle aidé des Drs Cazenenve et Meilleur, ete. ete, (Mei
leur, ouz!. cit.).
furent récompensés par une prompte efflorescence littéraire et scientifique, laquelle devait bientôt, grâce à la création d'un enseignement universitaire catholique et français, recevoir son digne complément. La fondation en 1852, par je séminaire de Québec, de l'Université Laval, —fondation indépendante, comme du reste toutes les précédentes, de l'autorité civile, —fut comme l'épanouissement, en terre canadienne, de l'arbre scolaire planté par le clergé, fécondé de ses sueurs, entretenu de ses deniers, soutenu et développé par ses Sytpathies et son dévouement.
Mais revenons à l'enseignement primaire,
Les uns, nous l'avons vu, s'en préoccupaient comme d'un noyen d’angliciser et de Protestantiser peu à peu tout le pays !. D'autres, dans leur souci d'accroître notre prestige et notre influence nationale, regrettaient que l'instruction populaire fût encore trop restreinte, mais ne savaient comment remédier au mal.
Dans une enquête tenue devant la Ch inbre d'Assemblée en 1873, le Supérieur du Séminaire de Québec, M. Robert, après avoir constaté l'échec de l’Institution royale, se prononça pour une Organisation scolaire dirigée par l'Eglise et par les parents et, à cet effet, énonça l'idée d'une loi des écoles de fabrique ?. Neuf ans plus tard, un autre Supérieur du Séminaire, M. Parent, à l'occasion d'une nouvelle enquête de la Chambre d'Assembiée concernant l'é ducation, renouvelait la même suggestion *. Cette année-là même, conformément a: vœu d'hommes si compétents, un projet de loi fut adopté, autorisant les fabriques de paroisse à doter et à contrôler, moyennant l’assentiment de l'autorité ecclésiastique, des écoles élé mentaires ‘Nous n'avons pas à rechercher quels avantages la cause de l'éducation aurait été en état de retirer de cette institution scolaire vraiment paroissiale, si on l'eñt developpée et perfectionnée au lieu de l'amoindrir par de multiples essais de législation diver- Sente. Plusieurs estiment qu'elle eût pu servir de base à un système général d'éducation conforme en tout point aux principes catho-
1. Chose déplorable : alors, comme aujourd'hui, il se trouva, quoiqu'en petit nombre, des Canadiens français n'ayant d'autre idéal que de fusionner les races et de concilier les croyances, et faisant en cela cause commune avec nos pires ennemis.
2. Procédés de la Chambre d'Assemblée, Québec, 1815, p. 9. “II conviendrait infiniment mieux, disait M. Robert, de laisser le soin de l'éducation de la jeunesse dans les paroisses de Campagne au curé et aux principaux habitants du lieu tant pour le choix des maitres que pour la surveillance... et si la législature passait un acte pour autoriser les curés et les marguillers des paroisses à acquérir des fonds pour l'établissement d'écoles élémentaires, cela fournirait promptement les moyens d'avoir des écoles dans les campagnes. ”
3. Rapport du Comité spécial de la Chambre d'Assemblée du Bas-Canada nommé pour s'enquérir de l'état actuel de l'éducation, 1824. App. p. 33.