‹ Droit public de l'église [microforme]Chapitre 163 sur 196 · L'hon. Boucher de la Bruère, Rapport de 1901, pp · texte numérisé non relu

L'hon. Boucher de la Bruère, Rapport de 1901, pp

3. Depuis que ces lignes de la première édition ont été écrites, deux grandes écoles techniques ont été établies par l'administration provinciale dans les centres les plus considérables de la Province, Québec et Montréal. Ce sont des centres mixtes, et les écoles qu'on y a fondées le sont aussi. Ve pourraiton pas charger un prètre de donner dans ces écoles un cours de religion, et d'y surveiller les intérèts des élèves catholiques ?

4. Îbid., pp. 40 et suivantes. — I] est opportun de faire remarquer que les écoles d'agriculture d'Oka et de Sainte-Anne, placées sous la direction du clergé, donnent de très satisfaisants résultats.

5. En 1907, le Gouvernement provincial a fondé, à Montréal, une Ecole des Hautes Etudes commerciales. Depuis deux ans, grace à un heureux accorc entre l'autorité religivuse et l'autorité civile, cette & ole est aftiliée à l'Univer-

sité Laval.

6. Malgré de: pages empreintes d'une réelle bienveillance, M. André Siegfried dans son ouvrage, Le Canada, les deux races. se permet d'exprimer je regret que notre éducation collégiale et universitaire reste entre les mains

de l'Eglise, et qu'elle se fasse encore d'après les vieilles méthodes, philosok phiques et Ettéraires, si étroitement liées an progrès ces sciences sacrées (pp 122-1231. La formation chrétienne de la jeunesse et l'avancement des

sciences religieuses, cela im avant tout pour nous, c'es

porte peu à l'écrivain libre penseur, Ce qu'il rêve ue fastruction utilitaire qui nous assure le premier rang dans le cont erce, l'industrie et la finance, Nous ne méprisons certes pas ces biens terrestres, ct nous souhaitons de tout cœur voir nos compatriote s'armer intelligemment pour la lutte sur ce terrain que leur dispute avec tant de succès la race anglo-saxonne. Mais, disons-le ficrement, notre âme à de

visées, Doir, peuple ose s'attribuer une mission plus noble, et

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consacrées par l'expérience des siècles, nos collèges et nos universités accueillent volontiers tous les progrès légitimes, et il n’y a que le parti pris d’un dénigrement calomnieux et d’une opposition sectaire qui se refuse à le reconnaître.

b) Les provinces de langue anglaise.

Nous ne voulons pas terminer cette revue trop rapide du mouvement de l'éducation au Canada sans dire un mot des provinces en majorité anglaises qui composent, avec la province française de Québec, la Confédération canadienne.

Parlons d'abord de l'Ontario.

L'organisation primitive de l’enseignement populaire ontarien laissait presque entièrement entre les mains de commissaires élus par le peuple le gouvernement des écoles 1. Là où ils se trouvaient en majcrité, les catholiques pouvaient donc, sans être privés du droit de partage des deniers publics, faire donner à leurs enfants uue éducation de leur choix, Au contraire, dans les localités où ils étaient inférieurs en nombre, ils se voyaient contraints de subir la loi du plus fort.

C’est en 1841 que le principe des écoles dites séparées ou distinctes des écoles communes, soit pour les catholiques, soit pour les protestants, fut reconnu par la loi Cette législation, outre qu’elle confirmait le droit des catholiques à leur part afférente des subventions scolaires fouvernementales, leur permettait d'établir partout des écoles conformes à leurs Croyances et de choisir eux-mêmes les maîtres ; et, si ces maîtres étaient des Frères des Ecoles chrétiennes, ils jouissaient légalement du privilège de l'équivalence 2.

Toutefois, ni l'acte scolaire de 1841, ni celui qui le modifia en 1843. n’exemptait les catholiques du fardeau des taxes imposées par les municipalités pour l'entretien des écoles publiques. De ‘à des plaintes très légitimes dont les documents officiels de l'époque nous ont transmis l'écho #. Une loi fut votée en 1852 dans le dessein de remédier à ces griefs 4. Mais le sentiment protestant, fouetté et fanatisé par de fougueux politiciens, entre autres par Geo. Brown, c'est ce qui explique notre attachement ñdèle, sans être servile, aux méthodes éducatrices qui, seules, sont en harmonie avec le rôle religieux et l'avenir intellectuel et social de notre race, (Sur le livre de Siegfried, voir le jugement porté par Raphaël Gervais dans la Nouvelle-France, t, V).

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