‹ Droit public de l'église [microforme]Chapitre 170 sur 196 · Ne pouvant ici discuter au long · texte numérisé non relu

Ne pouvant ici discuter au long

g ce coté légal de la question, nous ren-

voyons le lecteur au discours très nourri et tres logique prononcé sur ce suiet

par A! Ileuri Bou sa (Ponr le Justice, pue. du “ Devoir ”, 10912), Voir, en tre, plusieurs excellents articles du Deroir et aussi de l'Action Sociale

bérale, des démarches fermes et actives furent faites, lesquelles, tout en embarrassant peut-être le gouvernement, devaient servir les intérêts de la minorité. Mais Jorsque plus tard la même question, non encore réglée, se présenta de nouveau sous l'administration conservatrice, certains promoteurs de ces démarches faites en faveur de l'école catholique, furent les premiers à pratiquer le lâchage. Des apôtres de l’intransigeance transigèrent avec leurs principes !. Des sabreurs de libéralisme se firent libéraux en action, et poussèrent le zèle du parti jusqu’à aller vanter dans des journaux d'Europe la clairvoyance de ceux qui avaient sacrifié aux intérêts politiques l’école catholique.

C'était le devoir des lé zislateurs, surtout des législateurs catholiques, de ne voter l'annexion du Keewatin an Manitoba qu'en assurant et en sauvegardant par une stipulation écrite, selon le vœu des Evêques immédiatement intéressés ?, les droits scolaires confessionnels dans cette nouvetle section manitobaine. Au contraire, qu'’a- Vons-nous vu? des hommes qui avaient jugé avec une juste sévérité les adversaires de l'intervention fédérale conservatrice de 1896 et les auteurs du règlement Laurier-Greenwav chantèrent la palinodie et s'employèrent de tout leur talent, dans les Chambres et hors des Chambres, à légitimer l’acte inique qui soumettait à ce même règlement les catholiques du Keewatin et livrait. sans la moindre garantie écrite, leurs coreligionnaires au bon plaisir manitobain *, Ajoutons qu’ils le firent à l'encontre du sentiment des plus hautes autorités ecclésiastiques et malgré des protestations autorisées et dûment libellées.

Ce que l’on pouvait et devait prévoir. est arrivé. Le premier ministre du Manitoba, l'hon. M. Roblin, personnellement sans fanatisme à notre endroit #, mais forcé de compter avec des fanatiques du pire acabit, se trouva impuissant, malgré les promesses contraires mises dans sa bouche, à décharger de la double taxe les catholiques manitobains qui y étaient soumis : et cette situation injuste est

1. On nous pardonnera ce franc parler, Les jois de la logique et les principes de la justice ne changent point avec la couleur des gouvernements, C'est ce que nous avons toujours pensé ct toujours enscigné, et nous Crovons opportun de le rappeler ici

2. Voir une lettre et un télégramme de S. G. Mgr Charlebois (l'Action Sociale, 26 mars 1912). et voir anssi les Cloches de St-Bonitace (13 fév. 15

mars, ! avril 1012),

3. I v cut certes de trés nobles Drotestations et Phistoire doit ici, par une mention spéciile, enregistrer avec fierté les pois de Philippe Landry, Henri Bourassa et PE. Lamarche. L'anicncement proposé en Chambre par M. Lamarche pour sauver l'école catholique rallia 24 voix, dont > du côté conservateur et 17 du coté libéral

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