Ibid,, n..3; 3. Landriot, ouz. cité, çà et là
4. Histoire littéraire de la France par des reliZeux Bénédictins, t. II (éd. Palmé), p. 35 et ailleurs.
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à peu dans les vieux organismes, et d’y introdui 1e vie nouvelle. Au lieu de démolir la société païenne, i: ait plus sage de s’en emparer et de la refaire ientement, sans secousse. Les écoles fondées et restaurées, dans les diverses provinces de l’empire romain, aux frais des communes, des villes ou de l'Etat, subirent cette influence, et des maîtres chrétiens, la plupart laïques, professant librement sous la protection sans doute, mais non sous l'autorité des empereurs, purent pendant quelque temps y enseigner avec éclat la littérature grecque ou latine. Bientôt toutefois allait se former et allait se déchaîner l'orage qu’ devait jeter À bas, avec l'empire romain lui-même, ie brillant édifice de ses écoles. L’invasion des barbares ruina presque partout, sinon toutes les écoles populaires, du moins les établissements supérieurs que la munificence des Césars entretenait, et même ceux que les provinces ou les municipalités avaient créés ?,
Ces institutions une fois disparues, il ne semble pas que les monarchies du temps (sauf de rares exceptions) ? en aient ellesmêmes, dès lors, fondé et organisé de nouvelies aux frais du trésor public. On a dit, il est vrai, qu'aux temps mérovingiens une école littéraire fonctionnait dans le palais des rois francs. Maïs de récents critiques contestent l'authenticité de ce fait, ou plutôt n'y veulent reconnaître que l'existence d'une école spéciale et préparatoire aux fonctions militaires où administratives #,
C'est donc l’Église seule qui prit alors en main la cause de l'éducation, et c'est elle qui, pendant cette longue période d'obscurités intellectuelles et de bouleversements sociaux, tint allu-
1. Lavollée, L'Etat, le père et l'enfant, p. 18. 2. L'Histoire littéraire (t. II, P. 417) mentionne le fait de Sigebert, roi des Anglais orientanx qui, de concert avec l'évèque Félix, aurait, vers le commencement du Vile siècle, établi dans ses Et
ats des écoles publiques pour l'instruction de la jeunesse.
3. E. Vacandard, Rezue des questions historiques, t. 76, PP. 5349-53.
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mé le flambeau des lettres. Trois sortes d'écoles naquirent de son impulsion généreuse: les écoles presbytérales ou paroissiales, les écoies épiscopales ou cathédrales, les écoles monaceles ou claustrales.
On cite un texte du II° Concile de Vaison tenu en 529, et demandant que, selon Ja pratique répandue dans toute PItalie, tous les prêtres de la fampagne reçoivent chez eux de jeunes lecteurs pour leur apprendre à lire lEcriture, à réciter les psaumes, et pour les instruire dans la loi de Dieu !. L'Eglise, dans ces prescriptions, avait sans doute en vue tout d'abord le recrutement du ciergé, mais il en découlait des conséauences plus générales, puisque beaucoup de ces jeunes lecteurs restaient dans le monde, Ces écoles, au dire de M. Guizot ?, se multiplièrent fort irrégulièrement, assez nombreuses dans certains diocèses, Presque nulles dans d'autres.
Les écoles épiscopales occupèrent une place plus large et jouèrent un rôle plus important dans l'histoire de l'éducation.
Créées par les évêques, placées sous leur surveillance immédiate, ei situées dans l'intérieur des palais épiscopaux ou près des églises, elles étaient Ouvertes non seulement aux clercs, mais encore À la jeunesse séculière # Les évêques d’abord y enseignèrent eux-mêmes, et souvent par leur talent ils leur assurèrent un très grand prestige ; c'est ainsi que les écoles de Paris, de Tours, de Reims, d'Arles, de Poitix ; pour ne mentionner que les plus célèbres de l'Eglise de France, acquirent Sous saint Germain, saint Grégoire, saint Rémi, saint Césaire et Fortunat, une vaste et juste renommée. Mais les devoirs du sacerdoce et l’affuence des écoliers obligèrent bientôt les prélats instituteurs à se décharger de ces travaux sur des prêtres ou des
1. Hist. lit. t. LIT, PP- 149-350. — Sur les conditions scolaires de cette époque et des siècles suivants, voir D'Alès, Dictionnaire apologétique de la Foi catho. lique, aux mots Instruction de la OUT. cit, Ch. 03 et suiv.
JCUNESSe, Pp. 040 et suiv.: aussi Thomassin,