‹ Droit public de l'église [microforme]Chapitre 22 sur 196 · Out. cit, p · texte numérisé non relu

Out. cit, p

3. E. Dubarle, Histoire de l'Unic rsité de Paris, t. 1, P. 18 (nouv. éd.).

diacres, dont le chef, chargé de présider à la direction des études, porta tour À tour le nom de primicier, d’écolâtre ou de scolastique, de chefécier ou de chancelier 1.

A ce propos le P. Ventura fait la judicieuse remarque suivante *: « L'Eglise, dit-il, ne s'est pas contentée de faire, de l'instruction de l’ignorant et du petit, l’une des œuvres de la miséricorde chrétienne, elle en a fait une espèce de religion et une dignité ecclésiastique; elle a établi ses écoles près des églises, et le scho/asticus, chargé d'apprendre aux enfants les éléments des lettres avec ceux de la foi, était, au moyen âge. un dignitaire du chapitre qui partageait la même rétributicn et les même: honneurs que les autres chanoines s'occupant du culte et de la louange de Dieu. Dans la pensée de l'Eglise, c'était une fonction également honorable, également méritoire que d'adresser À Dieu la prière de l'homme, et de faire descendre par l'instruction, sur l’homme, sa petite créature, la lumière de Dieu.»

Dans ies écoles épiscopales on donnait des leçons de grammaire, de dialectique, de rhétorique, de géométrie, d’arithmétique, d'astronomie, de musique #, parfois aussi de poétique ; après quoi, selon la capacité ou la vocation des éièves, on lisait et on expliquait l'Ecriture sainte, les écrits des Pères et des autres écrivains ecclésiastiques #. Il est donc permis d'affirmer que les trois degrés d'enseignement s'y trouvaient, imparfaitement du moins, représentés. Et si, à cette époque (le sixième et le septième siècle) justement appelée époque d'ignorance et

CONS URRE CE AIT c

A Conféren es, p. 289

3. Ce sont là les sept arts libéraux qui formèrent le programme à peu près invariable des études classiques pendaat une bonne partie du moyen âge. Ils étaient divisés en deux séries: la première, nommée le trivium. comprenait la grammaire, la dialectique, la rhétorique: la seconde, appelée le quadriciwm, embrassait la géométrie, l'arithmétique, l'astronomie et la musique,

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