Hist, litt, t. III, p
n des de barbarie, ces modestes institutions ne purent dissiper toutes ou de les ténèbres, elles eurent, jusqu’au jour de leur trop prompt déclin, l'honneur incontestable d'offrir aux lettres et aux sciene sui- ces un noble et utile refuge.
re, de Cet honneur, du reste, elles le partagerent avec les écoles de la claustrales contemporaines des premiers établissements monasligion tiques en Occident.
\s des Quand l'empire romain, déjà condamné à une ruine fatale, ts les s'écroula sous les coups répétés des barbares, Dieu, pour opérer | Âge. l’œuvre immense de recovstruction d'où devait sortir 'a société icn et chrétienne, se servit de deux grandes forces: les évêques et les t du moines.
glise, C'est surtout au sixième siècle que les monastères, grâce à itoire saint Benoît et à saint Colomban, commencèrent à se multi- Fr +: plier, pour couvrir bientôt, comme de riches essaims, presque e, la à toute la surface des Gaules et des autres pays chrétiens. Le 5 seul diocèse de Vienne, sans inclure la ville elle-même, en REA comptait plus de soixante !, Or, d'après la règle bénedictine “ri devenue en cela la règle commune, les moines devaient conique ; sacrer leur temps, partie à la prière, partie au travail des mains, Hisaît partie à la lecture et à l'étude. Chaque couvent possédait une l'des bibliothèque, dont les rayons, par le soin de laborieux copistes, mer s’enrichissaient peu à peu de nouveaux manuscrits et des livres we les plus anciens et les plus précieux. C'est ainsi que, malgré ième le mallieur des temps, la plupart des chefs-d'œuvre de l'anti- Dre quité païenne et de l'ère chrétienne purent échapper aux périls de l’insouciance publique et aux déprédatc1s de la barbarie. J'y a plus. Aux divers couvents étaient attachées des écoles plus ou moins savantes, plus ou moins importantes, selon le à peu degré de culture des religieux qui les dirigeaient et selon le noyen caractère du milieu où elles florissaient. « Destinées d’abord vin, uniquement aux religieux, ces écoles ne tardèrent pas à être is ouvertes à la jeunesse séculière ; car il u’y avait que là qu’elle