‹ Droit public de l'église [microforme]Chapitre 35 sur 196 · Labbe, Concil., t. VIII, p · texte numérisé non relu

Labbe, Concil., t. VIII, p

études a introduit, dans la plupart des diocèses, l'ignorance de la foi et la disette de toute espèce de science 1, » Les Pères du Premier concile de Langres, confirmé à Toul, en 859, disent à leur tour: « Nous devons avertir instamment nos frères dans l'épiscopat, qu'ils aient soin d'établir, partout où l'on pourra trouver des maîtres capables d'enseigner, des écoles publiques, afin que les fruits de la science divine et humaine puissent croître dans l'Eglise ?, »

Vers la fin du dixième siècle, dans les E Cambrai, des établissements scolai ment pour les clercs, mais aussi p devait prendre un soin particulier d’instruire les uns et les autres tant dans les arts libéraux que la science de la religion, et de les former aux bonnes mœurs, Les raisons qu’on en donne Sont remarquables: c'est, dit-on, afin de les rendre capables du saint ministère, de servir dignement Dieu, et d'être même utiles au peuple dans les affaires temporelles #8, , Les évêques néanmoins sentent bi ressources, sans l’aide et le concour

glises d'Arras et de res fonctionnaient non seuleour les jeunes laïques. «On

de nuages. Aussi, À plusieurs reprises #, se tournent-ils vers les chefs de l'Etat, les priant avec instances d’user, à l'exemple de

ablir dans les lieux

ature profane qui us précieux avantages, Princes amis des lettres, des moines qui la diri.

Grâce aux <nCouragements de plusieurs grâce surtout au savoir des prêtres et

. Ibid., p. 142.

. Ibid, p. 602, . Hist, litt., t. VI, p. 40.

. Voir le VIe conc. de Paris de 829 (Labbe, Concil. le Ier conc. de Langres, déjà cité.

CANERST 1663) et

ince de res du sent à s dans pourra liques, issent

et de seule-

«On t les gion, lonne es du itiles

eules s'ils s les elles argé les e de eux des qui es.

res, iri-

et

2 abbayes, Particulièrement à Corbie et à Saint- È PP. 243-44) signale en même tem COpiés et

geaient !, l'école palatine Poursuivait son œuvre bienfaisante : mais ce n’était pas assez pour instruire la jeunesse de tout un pays.

La réformation des monastères, entreprise au dixième siècle, et qui s’étendit de la France et de la Belgique jusqu’en Italie et en Angleterre, ne contribua Pas peu à rehausser le niveau litté. raire. « Autant de monastères réformés, autant de nouvelles écoles établies *.» De 1à sortaient, munis de vertu et de science, la plupart des évêques, et ceux-ci, une fois préposés au gouveruement des diocèses, s’efforçaient À leur tour de rendre à l’empire des lettres toute son influence et tout son éclat.

Il serait fastidieux de Passer en revue les nombreuses écoles mouacales et cathédrales dont les noms ont pris place dans l’histoire, ainsi que les divers lettrés qui s’illustrèrent pendant cette période, Le Programme des études, le ton et le caractère de l’enseignement ne varient guère. Toutefois sur ce fond Presque universellement le même se détachent quelques maisons plus célèbres et quelques figures plus remarquables: Fulde et Raban Maur, Paris et Rémi d'Auxerre, Corbie et Paschase Radbert, Cluny et saint Odon, saint Brunon à l'école palatine d'Allemagne, Reims et Gerbert, Chartres et Fulbert, Saint-Gal et Notker 8,

La France, on le voit, marchait à la tête du mouvement intellectuel. Et si, au huitième siècle, Charlemagne, pour opérer la restauration des lettres, dut faire appel aux lumières d'un moine d'Angleterre, Alcuin, c’est à des prêtres français {, Grimalde et quelques autres, que le roi anglo-saxon, Alfred le Grand, confia,

au siècle suivant, la tâche de relever dans ses Etats les études SR TT

Page 1