‹ Droit public de l'église [microforme]Chapitre 36 sur 196 · L'étude du grec et même de l'hébreu ét · texte numérisé non relu

L'étude du grec et même de l'hébreu ét

ps le grand nombre de manuscrits habilement

tombées et d'établir l'académie d'Oxford, berceau, semble-t-il, de l’illustre université de ce nom.

Comme aux époques précédentes, l’enseignement donné par les maîtres du temps faisait une très large place à l'étude de la religion, et on se préoccupait beaucoup moins de former des savants ! que de préparer pour la société de solides chrétiens. Cette instruction religieuse était graduée, selon l'âge et la culture générale des élèves. Elle consistait en leçons, discrètement mesurées, de science biblique, patristique, canonique, voire même liturgique ?.

L'organisation scolaire, semblable à celle de la première période carlovingienne, conservait à l'Eglise, sur l'éducation de l’enfance et de la jeunesse, un contrôle légitime, sans cependant gêner les mouvements d'une juste et féconde liberté.

Nous savons que les écoles épiscopales et conventuelles étaient ouvertes non seulement aux futurs ecclésiastiques et religieux, mais encore aux enfants de toutes les classes de la société. A côté de ces maisons d'éducation moyenne et mêine supérieure, «il existait, dit Lavollée®, des écoles primaires, de petites écoles destinées aux enfants du peuple; il existait des cours publics ouverts par des professeurs laïques et souvent nomades, qui discutaient généralement sur des question de linguistique, de philosophie ou même de théologie. Or, sur toutes ces écoles d'ordre si différent l'Eglise catholique devait, suivant les idées du temps, avoir la haute main, et elle l'avait en effet». Ajoutons que les idées de ce temps-là étaient justes et conformes à ce que tout bon catholique, soucieux de la conservation de la

1. En effet, certaines sciences, non des moins importantes, jouaient un rôle effacé: l'histoire manquait de critique, la philosophie d'ampleur et de profondeur. On avait presque partout perdu le secret, sinon le souvenir, de la belle latinité classique.

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