‹ Droit public de l'église [microforme]Chapitre 39 sur 196 · OI · texte numérisé non relu

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nombre d'écoles nouvelles, et cet essor heureux va grandissant jusqu’à ce que la création des grands corps universitaires vienne mettre le couronnement à l'édifice lenteinent préparé et laborieusement élevé des lettres et des scieuces. C’est alors que la distinction, jusque-là mal définie, de l’enseignement primaire, secondaire et supérieur, apparaît sous des formes plus nettes, et que l'intelligence humaine, comme un arbre vigoureux et plein de sève, s’épanouit dans toute sa beauté,

Un écrivain français !, donnant libre cours à ses sentiments d’hostilité manifeste vis-à-vis des Œuvres catholiques, n'a pas craint d'affirmer que si « l'enseignement supérieur et secondaire remonte jusqu’at moyen âge, et de là, par une tradition qui ne fut jamais complèment interrompue, jusqu'aux écoles romaines, » l'organisation de l'enseignement primaire en France date de Ja Révolution et des gouvernements qui en ont professé les prin-

« La foi catholique, ajoute-.il, a dominé pendant de longs siècles ch- nous, sans songer à fonder l'enseignement populaire »?, EE lui, cet enseignement, partout où il s'est établi avant le dix-neuvièm- siècle, «est fils du protestantisme » #,

Ce mensonge historique qui est la thèse de toute une école, n’a d'autre base que le préjugé, et il croule comme ur château de cartes au souffle de la vérité impartiale et devant l'exposé des faits.

Certes, si l’on se contentait d'affirmer que l'instruction primaire, grâce à de nouvelles conditions sociales, est aujourd’hui plus répandue qu'elle ne l'était au moyen âge, qu’un plus grand nombres d'écoles élémentaires fonctionnent et que, par suite, le chiffre des illettrés a baissé, il n’y aurait JA qu'une question de plus ou de moins, et nous nous garderions d'y contredire. Mais

1. M. Bréal, Quelques mots sur l'instruction t'ublique en France (2e éd.). Voir Revue des Quest. hist, 1Xe année, t. XVIIe, PP. 1153-16,

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