‹ Droit public de l'église [microforme]Chapitre 40 sur 196 · Ibid, p · texte numérisé non relu

Ibid, p

ce que nous ne pouvons admettre, ce que nous nions positivement et ce que toute l’histoire dément, c’est que l’école popu- . laire soit une création moderne, que l'Eglise par inertie ou par système ait négligé l'instruction du peuple, et qu’il faille, avec gratitude, faire honneur de ce progrès au protestantisme et à ls révolution.

Les faits et les te::tes placés plus haut sous les yeux du lecteur, prouvent assez combien l'Eglise, dès qu’elle fut libre d'ouvrir des écoles, s’est montrée soucieuse d'instruire les enfants, ceux des pauvres comme ceux des riches, ceux des roturiers comme ceux des nobles. Poursuivons notre enquête: d’autres textes et d’autres faits ne cesseront de grossir cette preuve déjà péremptoire.

Le IIT° concile de Latran, tenu en 1179, décrète ! que dans toute église cathédrale il y aura un maître d'école, et que ce maître, pourvu d’un bénéfice, devra donner gratuitement ? l'in. struction non seulement aux clercs, mais encore aux autres écoliers pauvres. + Trente-six ans après, le IV® concile de Latran, présidé par le grau pape Innocent III, va plus loin: il insiste sur l'observation entière de ce que l'Eglise a antérieurement établi, puis il étend à toutes les églises l'obligation déjà existante pour les églises cathédrales d'enseigner gratis aux enfants, soit clercs, soit laïques, les premiers éléments des connaissances humaines *. Ce décret, du reste, ne faisait que confirmer par

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