Ibid., p
7. Bref f’lane quidem (20 mai, 1885): “In tam longo Pontificum ordine vix reperiatur, cui non debeant litteræ plurimum ”,
8. “Il n'en Ctait pas de ces nouveaux monastères, comme des anciens de l'ordre de saint lenoit, où les sujets étaient le plus souvent reçus et instruits dès l'enfance" (Hist, lit, t IX, p. 11): il fallait, pour y étre admis, avoir déjà quelque teinture des lettres.
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Un large courant d'activité intellectuelle circulait par toute l'Europe. Dans la France et l'Allemagne seulement, le chiffre des écoles qui jouissaient de quelque renom s'élevait, d’après le calcul de certains érudits, jusqu'à deux cents. De leur côté, l'Italie, l'Espagne, l'Angleterre et l'Irlande ne restaient pas en arrière, et leurs écoles, moins nombreuses, il est vrai, qu'en France, n'étaient cependant pas sans éclat !.
L'un des foyers littéraires qui jetèrent sur le moyen âge le plus de lustre, et exercèrent dans toute l'Europe le plus d’influence, fut l’abbaye du Bec ? Deux hommes surtout, par leurs talents et par leur savoir, firent sa réputation: Lanfranc et Anselme ; tous deux italiens de naissance, tous deux français d’adoption, tous deux aussi promus successivement, sous le régime anglo normaud, au siège archiépiscopal de Cantorbéry. Le premier très versé dans les lettres latines # et doué d’un goût délicat, s’appliqua plus spécialement à polir le langage et à dépouiller la latinité de ce revêtement grossier dont elle s'était couverte comme d’une rouille, aux siècles de décadence. Le second, par la trempe métaphysique de son esprit, se sentit porté davantage vers les hauts horizons de la science, vers les questions les plus abstruses de la philosophie et de la théologie qu'il aborda et s’efforça de résoudre à la lumière des principes de la foi et des certitudes de la raison. Lanfranc, maître d’'Anselme, avait préludé à cette méthode; son disciple la perfectionna, et mérite,
pour cela, d’être regardé comme l’un des principaux initiateurs