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breu', La critique accusait de timides progrès ? De rares amateurs colligeaient leurs observations dans le champ des sciences naturelles # Notons encore que la médecine, jusque-là si négligée par les laïques faute d'instruction ‘, devenait maintenant l’objet d'observations plus sérieuses et d’études plus générales. Enfin de cette époque date une magnifique efflorescence des beaux-arts, surtout de l'architecture, due aux inspirations et aux lumières de l’idée religieuse. «Les évêques et les abbés ne croyaient pas déroger à leur dignité, en devenant les architectes et les ordonnateurs des églises et autres édifices qu'ils faisaient construire » 5. On assistait aux développements de l'art roman, d’où, par une transition graduelle, allait sortir l’art gothique 6,
C'est ainsi que le clergé, drapeau de la civilisation en main, marchait à la tête du mouvement artistique, scientifique et littéraire, et préparait À l'esprit humain de nouveaux et plus éclatants triomphes.
Nous touchons au seuil du XIII° siècle, du grand siècle chré. tien, plus admirable encore dans l’ordre spirituel et religieux que dans J’ordre politique et social ; du siècle qui a vu la sainteté s'asseoir sur le trône, le génie créer la « Somme théologique» et la « Divine Comédie», l’art lancer dans les airs les formes idéales et les lignes incomparables de l’ogive. Ce fut l’âge des croisés magnanimes; ce fut aussi, et surtout, l’âge des apôtres puissants de la science et des ouvriers immortels de la plume qui, sous les voûtes sonores des universités ou dans l’om-
1. Jbid.,t. VIT, pp. 113-116: — Etudes relig., t cit, p. 308.