‹ Droit public de l'église [microforme]Chapitre 58 sur 196 · QUE · texte numérisé non relu

QUE

1oyen avec lentes insti- Pour teurs, à vrait plus de, et

Étress tées :

zèle > qui s des t que r les

Les

rtout

stion inté- TUPther 6 Ge tion:

ions ette plus

Partant de ce principe que le péché d'origine a vicié la substance de l’homme et détruit les racines mêmes du bien, Luther était logique en inférant l’inefficacité de notre volonté À produire des œuvres salutaires. La foi seule, d’après son système, justifie. Cette théorie, livrant la nature à ses instincts égoiïstes, eut tôt fait de tarir ou de fermer les sources de la bienfaisance publique et d’arrêter le flot généreux qui par des fondations, des legs, des aumônes de toute sorte, alimentait les établissements scolaires. Le réformateur s'en plaignait en termes pleins d’amertume: «Sous le papisme, dit-il, tout le monde était bienfaisant et donnait volontiers, mais maintenant, sous le règne de l’Evangile, on est devenu avare... Nommez-moi une ville assez importante ou assez chrétienne pour se dire en état d'entretenir un maître d'école ou un curé !, »

Luther, personnellement, n'était sans doute ni hostile ni indifférent à toute instruction ? Mais sa révolte contre Rome et contre la suprématie du Pape le forçait à remplacer, dans la haute direction de l’enseignement, la puissance religieuse par une autre puissance, la puissance civile, dont il s'était fait l’adulateur empressé. On ne peut se passer d'autorité: du sein maternel de l'Eglise, le prêtre et le moine rebelle se jetait dans les bras accapareurs de l'Etat, « L'omnipotence de l'Etat en matière spirituelle, dit Janssen ?, naquit des principes de l'hérésie et fut encouragée et développée par eux. Les princes et, dans les villes libres, les magistrats devinrent les administrateurs en chef des intérêts temporels de l'Eglise comme de tous ses biens. En même temps, dans une complète indépendance de toute autorité spirituelle supérieure, il s’érigèrent en pontifes suprêmes des églises naissantes. L'enseignement religieux fut placé sous la haute surveillance de l'autorité civile, et rendu

dépendant du bon plaisir ou de l'agrément du pouvoir souverain ».

[bid., PP. 320-321.

Îlid., pp. 318-310.

Page 1