Gréard, ouv, cit., pp. 92 et
interdisait aux garçons et aux filles d'aller aux mêmes écoles pour y recevoir simultanément l’enseignement !. Dans le choix des maîtres et dans l'inspection des établissements scolaires une part importante, sinon pleinement suffisante pour sauvegaré : l'intégrité de la foi et la pureté de la morale, était faite aux curés et aux évêques *,
De même, dans le domaine de l’enseignement secondaire, les catholiques virent se relâcher quelque peu les liens qui, scus le régime précédent, les avait tenus dans une étroite servitude.
Se prévalant de la liberté civile et religieuse proclamée par !: charte, et de l'ordonnance bienveillante promulguée par le roi le 5 octobre 1814, les évêques, pour subvenir aux besoins de leurs Eglises, organisèrent sur les bases des anciens établisse. ments diocésains nombre de petits séminaires ou de collèges destinés sans doute principalement à la formation classique des clercs, mais dans lesquels la jeunesse séculière elle-même por: vait être admise.
La Compagnie de Jésus, rétablie par Pie VII, commençait à reprendre vigueur et à pousser de nouvelles tiges sur le so! français. C'était l'essor d'une végétation féconde, après l'orage Les prélats s'estimaient heureux de confier à des maîtres, don: la calomuie n'avait pu teruir la gloire, dont la persécutior n'avait pu entamer le prestige d'habiles et vertueux éducateur: la direction des écoles ecclésiastiques de leurs diocèses. « Les Jésuites, dit Crétineau-Joly *, soutenus par l’Episcopat, enco. ragés par les pères de familles, faisaient, dans les limites de a loi, une rude concurrence à l'Université... On les voyait à l'œx. vre; on appréciait leur système d'éducation en le compar à celui de l'Université. Le parallèle : 1e fois établi, on dése:. tait les collèges royaux pour entrer dans les petits séminaires .
D'autre part, pour calmer les appréhensions de la conscience