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. Louis F'euillot, t. IT, p. 388 (Re éd.).
. Voir Péchenard, L'Institut catholique de Paris, Paris, 1902.
C'était une conquête précieuse. On dut toutefois se résigner à subir le joug universitaire dans la collation des grades, dont l'Etat, contrairement aux idées de liberté qui avaient inspiré la loi, et malgré quelques fluctuations d'opinion, s’obstina à retenir le monopole !.
Telle a été au dix-neuvième siècle la marche ascensionnelle, souvent lente et pénible, mais digne, courageuse et persévérante, des catholiques français vers la liberté d'enseigner.
Phénomène étrange autant que douloureux: à peine les deruières chaînes, si lourdes et si injustes, que ces catholiques portaient aux mains venaient-elles de tomber que déjà l'on s'apprêtait à leur en forger de nouvelles.
L'histoire de l'éducation en France depuis 1880 n’est que tropconnue. Cette année-là même le droit d'enseigner, —si pompeusement inscrit dans la déclaration des droits de l’homme, — était retiré à tout membre d'une congrégation religieuse non autorisée. La loi du 16 juin 1881, modifiant les titres de capacité professorale, supprimait toutes les « équivalences » précé. demment reconnues; puis elle frappait encore les écoles libres en établissant, pour les écoles primaires publiques, la gratuité absolue de l’enseignement. Par la loi du 28 mars 1882, en même temps que l'instruction primaire était déclarée obligatoire, on rayait du programme des écoles publiques toute instruc tion religieuse; de plus par une nouvelle loi du 30 octobre 186. ou iuterdisait dans ces mêmes écoles toute nomination nouvel'e d'instituteur ou d'institutrice congrégauiste: c'était la laïcisation complète des écules de l'Etat. Enfin l'enseignement libre se trouvait Jui-mêtne soumis à une foule de restrictions oppressives *.
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