‹ Droit public de l'église [microforme]Chapitre 90 sur 196 · Prov, XXII · texte numérisé non relu

Prov, XXII

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pas». Cette voie peut être bonne ou mauvaise; il dépend beaucoup, il dépend principalement de l'éducateur et de ses leçons qu'elle soit une voie d'honneur, de probité et de justice.

La jeunesse est le printemps de la vie. Quand ce printemps donne toutes ses fleurs, il s'en exhale un parfum pénétrant de religion et de piété qui embaume toute l'existence humaine, qui fortifie dans le bien, qu: console dans la douleur, et protège l'âme inconstante et frivole contre les enivrements du vice. Pour cela, que faut-il? plonger l'enfant, l'adolescent, le jeune homme, dans une atmosphère pleine de Dieu et des choses divines; purifier la sève qui court abondante dans ses veines ; faire que ses facultés s'ouvrent avidement À tout ce qui est bon, à tout ce qui est juste, À tout ce qui est noble. Saint Thomas ! cite comme un axiome cette sentence d'Aristote : « Un vase garde toujours l'odeur de la première liqueur qu’il a contenue. » Le jeune chrétien qui, pendant des années, s’est nourri de la substance de la foi, qui en a, par ses prières, par ses études, par tous ses actes, aspiré et absorbé les purs et spirituels éléments, garde en effet dans les plus intimes replis de son âme, même si son esprit se fausse, même si son cœur s'égare, un reste de bonté surnaturelle et de grandeur morale qui fera son salut.

Aussi bien, ajoute saint Thomas, l'honneur que l'on rend à Dieu dès le jeune âge par une conscience pure et une conduite religieuse lui est très agréable, et ne saurait manquer d'attirer des grâces de choix. « Le Seigneur aima l'évangéliste saint Jeau d'un amour particulier, parce ce qu'il l'eut à sa suite dès sa jeunesse, Eh! quoi d'étonnant que Dieu accorde ainsi ses préférences À celui qui, au lieu d'attendre pour le servir les glaces de l'âge, lui dévoue la ferveur de ses premières années ? Le jeune homme offre à Dieu ce que la vie a de meilleur, sa fleur, sa vigueur, tandis que le vieillard ne lui en réserve que les restes ?, »

chap. 3

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