‹ Droit public de l'église [microforme]Chapitre 91 sur 196 · RAR · texte numérisé non relu

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Il est donc de toute importance, disons mieux, de suprème nécessité, que dans l'œuvre de l'éducation entrent, dès le prin. cipe, l'instruction religieuse et la formation morale. Dieu, âme. justice, conscience, devoir: ce sont les premiers mots qui doi. vent retentir aux oreilles de l'enfant, les premières idées que l’éducateur doit faire pénétrer dans sou esprit, les premiers objets qu'il doir présenter aux chastes aspirations de son cœur, I doit lui redire souvent les préceptes de la loi morale qui domine toutes les autres lois; lui remettre fréquemment sous les yeux les beautés de la vertu, ‘es conditions qu’elle in pose, les avantages qu'elle procure, les pratiques qui en sont tout ensemble l'effet et l'aliment. C'est encore son devoir de tem: pérer, par le frein d'une sage discipline, les saillies de son carac. tère vif et fantasque, comme aussi de soumettre aux règles d’une bonne tenue, et aux lois de la modestie chrétienne, tous les mouvements et tous les actes extérieurs de sa vie.

Ce travail commence sans doute au foyer de la famille. I! se poursuit à l'église où la parole du prêtre, messagère de l'Evan. gile, éclaire les intelligences, tandis que la grâce de Dieu, par une vertu profonde, pénètre et vivifie les cœurs. Fautil, en outre, que par les soins de l'instituteur, i! s'effectue an sein même des établissements scolaires ?

Telle est l'importante question qui depuis un siècle souiève de si arderites controverses, et où se rencontrent dans une lutte acharnée l'Eglise catholique d’une part, et de l'autre tous ceu) qui se font de l'école une arme pour la combattre.

I suffit pourtant de se rappeler en quoi consiste l'éducation, et combien justement on la définit le développement graduel des diverses facultés de l'homine, pour comprendre qu'on ne peut séparer de l'instruction profane l'enseignement moral et reli. gieux. — [a raison intrinsèque de cette inséparabilité, fait observer excellemment Cavagnis !, réside dans l'unité de la personne humaine. Cette unité, en effet, demande que les facultés et les

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