‹ Droit public de l'église [microforme]Chapitre 92 sur 196 · IS CEUX · texte numérisé non relu

IS CEUX

ucation, graduel ne peut et reli it obserersUnne és et les

puissances mises À notre service se développent avec ensemble ‘ ; et dans un harmonieux concert, et que chacune d'elles garde Z sonrang. Or, ce qui prime en nous, et ce qui influe plus que tout le reste sur les destinées de la vie, c'est le sens religieux, et cette droiture morale sans laquelle l'homme ne peut prétendre ni parvenir À sa fin dernière. Il faut donc que l’enseignement dont les mœurs et les tendances vertueuses sont le

fruit, obtienne dans l'éducation gér’1.: la plus large place. D'autre part, si l'enfant dans l'en de l’école ne recevait aucune leçon de ce genre, et si on n: tu lait sue de choses 4 matérielles sans jamais élever sc: E ‘ ne tar- 2 derait pas À conclure que seul cn 1 L ite son estime, et c’en serait fait, ch la vertu.

4 Léon XIII, encore arche i ue lettre | : pastorale sur les erreurs qui :: t religion et la vie chrétienne, développa si la n nr ce, « I] faut ; disait-1: À ses diocésains, distingue: . "\ éducation}, ; et la simple culture intellectuelle di r ‘iorale, de la formation du cœur. La première co. iicer les jeunes Oo

intelligences d'un certain nombre de connaissances qui varie selon l’âge des enfants et leur aptitude À appliquer au travail leurs facultés intellectuelles et physiques. La secone, l'éducation, qui a pour but de parfaire le dévelorpement moral de l'enfant, lui enseigne à mettre en pratique, dans la vie de famille et dans la vie sociale, les grands principes religieux et moraux. Avec de la science, de l'instruction, vous aurez des jeunes gens instruits et savants, l'éducation vons donnera des citoyens honnêtes et vertueux. Celle-là, sans le secours de celle-ci, sert plus 1

à rendre vain l'esprit du jeune homme qu'à le former vétita- E blement. Au contraire, une bonne éducation, sous la direction de cette religion divine qui agit sur le cœur de l’homme en lui

4 LoLe ponGle prend ici l'éducation dans son sens restreint, non dans te

Beral qui en fait une œuvre d'ensemble dont l'instruction n'est qu'ur

inspirant de pures et généreuses affections, parvient à enraciner la vertu dans les âmes les plus grossières, sans Je secours de la science et de l'instruction. L'instruction ne suffira donc pas, si étendue, si variée soit-elle, pour assurer l’heureux avenir de vos fils, si vous négligez leur éducation !. »

On comprend par là combien il est désirable que l’éducateur, surtout à l'école primaire, fasse de l’enseignement religieux et du progrès moral de ses élèves non seulement une partie essentielle, mais encore l'élément principal et le caractère prédoimi. nant de son œuvre. « Dans les écoles, écrivait Pie IX ?, la doctrine religieuse doit avoir le pas en tout ce qui regarde soit l'éducation soit l’enseignement, et dominer de telle sorte que les autres connaissances y soient considérées comme accessoires ». L'Eglise, en fait, s'est toujours souciée de mettre au premier rang dans l’école ce qui tient la première place dans la vie.

Saus doute, l'éducation, considérée dans son ensemble, est de nature mixte: elle comprend, quoique subordonnés les uns aux autres, divers éléments, soit d'ordre physique, soit d'ordre intel. lectuel et moral, éléments dont la réunion constitue l'objet p'opre de la formation scolaire ! En conséquence, une maison d'éducation, principalement une maison d'éducation secondaire et sunérieure, peut accorder aux diverses matières profanes qu'embrasse le programme des études une importance plus ou grande; elle ne pourrait, sans manquer gravement à son devoir, rayer de l’enseignement toute instruction morale et religieuse, ni s'absteui de toute action et de toute influence propre à former des chrétiens.

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cœur, c'est iutroduire dans l'âme une sorte de divorce: c’est rompre l'équilibre de l’ordre moral: c’est faire œuvre incomplète, inefficace, et dangereuse.

Nous venons d’en donner la raison souveraine. La suite de cette étude le fera voir plus en détail.

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