DROITS ET DEVOIRS DES PARENTS EN MATIÈRE D'ÉDUCATION
D'après l'enseignement positif de la philosophie et les données 8 |
évidentes du sens commun, c'est aux parents qu'il appartient,
par attribution naturelle comme par instinct, de prendre soir
des enfants et a leur assurer le bienfait d'une éducation conte. nabie, Quoi de plus rationnel, et de plus sûrement vrai!
Mais, on l'a dit souvent, ‘n'y a guère de certitude que l'es prit humain égaré par le préjugé où dominé par la passion, n'ai entrepris, dans son fol orgueil, de battre en brèche.
En face de ceix qui soutiennent qu'en principe l'éducatio: des enfants doit être, sous la hat, conduite de l'Eglise et ae son concours, l'œuvre propre et directe des parents, se dressent. depuis Danton et Bonapaite jusqu'à Jaurès et Buisson, Les tenants de l'absolutisme gouvernemental dont la doctrine ra tresse est l'accaparement par l'Etat de tous les services publics Appliquant cette théorie à l'instruction de ja jeunesse, les stato-
lâtres rêvent et réclament pour l'autorité civile le pouvoir & blir, sous !a forme que celle-ci estime la plus utite, le monopote scolaire ou ce qu'ils appellent la nationalisation de l'enseig: ment. C'est la thèse tout à la fois régalienne, maçonnique socialiste.
D'après les plus modérés, la faculté d'enseigner n'est ja: droit de nature inhérent à la puissance paternelle, mais «2 sim yle pouvoir public que la loi seule peut conférer, qui : être réglé et assujetti par elle, non pas seulement à la répress:o:, à la surveillance, mais aussi et surtout À des conditions préaia bles d'existence.» C'est ce que soutenait sous la monarchie de