‹ Droit public de l'église [microforme]Chapitre 95 sur 196 · L. LIT, ch, 125; IH P,, Q, LXVIIL, art · texte numérisé non relu

L. LIT, ch, 125; IH P,, Q, LXVIIL, art

Soi, théol.,

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Cet enseignement, sanctionné par les lois ecclésiastiques et par la pratique commune, consacrait en termes très clairs l'autorité paternelle.

Aussi longtemps que les pouvoirs publics se montrèrent dociles à la voix de la religion, l'influence de l'Eglise et la parole de ses docteurs réussirent à maintenir dans les justes limites de la loi naturelle et du droit social la législation scolaire de l'Etat. Depuis la Réforme, et surtout par l'action néfaste des principes révolutionnaires, le flot de l'absolutisme a rompu violemment toutes les digues. Z'Etat s'est organisé contre la liberté. Cette tendance profonde et centralisatrice va croissant et s'accentuant chaque jour. Une vague de socialisme déferie sur l'Europe et s’avance jusqu'en Amérique.

Déjà, dès 1864, Pie IX signalait en le dénonçant ce péril gros de menaces pour tout l’ordre social, mais plus particulièrement pour l’autonomie des familles et la liberté de l'éducation. Il disait *: « Ceux qui enseignent et professent l'erreur funeste dn communisme et du soctalisme affirment que la société domestique ou la famille emprunte toute sa raison d'être du droit purement civil; et, en conséquence, que de la loi civile découlent et dépeudent tous les droits des parents sur leurs enfants, même le droit d'instruction et d'éducation. Pour ces hommes de mensonge le but principal de telles maximes, et des machinations

npies qu'elles inspirent, est de soustraire complètement à la

octrine et à l'influence salutaire de l'Eglise l'instruction et ducation de la jeunesse, afin de dépraver par les erreurs les is pernicieuses et de souiller par toutes sortes de vices l'âme idre et naive des jeunes gens. »

Léon XIII, en cent passages de ses lettres encycliques et de ses actes doctrinaux, revient sur ce sujet. [1 ne cesse d'inculquer aux parents chrétiens la notion de leurs droits et de leur devoirs, et la nécessité pour eux, et pour les catholiques en général, de replacer l'éducation arrachée par les sectes du sol de la religion

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