‹ Droit public de l'église [microforme]Chapitre 96 sur 196 · Enceycl, Onanta cura · texte numérisé non relu

Enceycl, Onanta cura

es et l'au-

ciles e ses la loi Etat.

cipes ment Cette uant pe et

£gTos nent

e du ique nent | dé- 1e le nenions à là 1 et les

âme

t de quer OiTrS,

et de la famille, sur ses bases véritables. «Les catholiques, écrit-il !, doivent avant tout faire en sorte que, dans l’ensei. gnement de la jeunesse, on respecte et on conserve les droits des parents et ceux de l'Eglise.» Car «c'est aux parents qu'il appartient, en vertu du #roit naturel, d'élever ceux à qui ils ont donné le jour *. » Conséquemimnent « de voir dans quelles institutions seront élevés les enfants, quels maîtres seront appelés à leur donner des préceptes de morale, c'est un droit inhérent à la puissance paternelle. Quand donc les catholiques demandent, et c'est leur devoir de le demander et de le revendiquer, que l'enseignement des maîtres concorde avec la religion de leurs enfants, ils usent de leur droit #. »

Ce droit, certes, leur appartient à plus d'un titre. Détenteurs d'une autorité antérieure à tout autre pouvoir créé, générateurs et éducateurs nés de l'enfant, ils ont dans leur paternité même de suprêmes et invincibles raisons de défendre, contre toute ingérence civile en matière d'éducation, le patrimoine dont ils sont les maîtres.

Qui, d'abord, pourrait contester l'indéniable priorité d'origine de la société domestique sur les sociétés politiques ?

L'être moral désigné sous le nom d'Etat n’est, comme l'enseigne la philosophie sociale, que le terme de progression et Je mode d'enchaînement d'organismes particuliers, lesquels, issus des premières cellules ethniques, par une série de groupements de plus en plus larges, s'accroissent et s'étendent depuis le noyau des familles souches jusqu'à la formation définitive d'une nation. Dans ce développement naturel, les groupes primitifs se recherchent, s'associent, se superposent les uns aux autres, mais en restant eux-mêmes et en gardant leur caractère propre. Que si, par suite, la famille préexiste à l'Etat, elle n'a pu emprunter de ia puissance civile ni sa constitution ni ses droits, Bien avant

que cette puissance nommât des ministres de l'Instruction pu. blique et songeât à tenir école, les parents possédaient sur l'âme et le corps de leurs enfants un droit primordial et qui n'a pu périmer. C'est ce que Léon XIII fait entendre clairement lors. qu'il représente la famille comme une « société très petite sans doute mais réelle, et antérieure À toute société civile, à laquei'e dès lors, il faudra de toute nécessité attribuer certains droits e: certains devoirs absolument indépendants de l'Etat !. » D'ailleurs, les parents, par cela même qu'ils communiquent l'être et la vie À leurs enfants, acquièrent sur eux une juriie. tion « que l'Etat ne saurait ni détiuire ni absorber; car elle : : source là où la vie prend la sienne 4» L'enfant, c'est one re

# un rayonnement de leur nom, un pro.

production des parents longement de leur existence, une transinission et, si c'était possible, une perpétuation de leur esprit, de leur honneur, de leurs traditions, et de leurs vertus. On comprend que par un irrésistible instinct ils s'identifient en quelque sorte avec lu Cet instinct, fort comme l'amour et plus puissant que toutes les barrières, les porte non seulement à protéger dans son corps

substance issue de leurs entrailies, mais surtout à entourer si: âme de touts les sollicitudes et de toutes les tendresses #, à

1 Encycl Ferum novarten, 10 mar 1Sôr.

Page 1