‹ Droit public de l'église [microforme]Chapitre 97 sur 196 · Leon XII, sbid · texte numérisé non relu

Leon XII, sbid

3. ‘Filius naturaliter est aliquid patris,” dit saint Thomas € Ji-llæ ©, X, art. 12),

5 + L'amour paternel, remarque avec sagacite l

l'angeli iue [AI un instinct naturel, qui a pour conséquence le soin et l'éducation des « Dans les arbres, le tronc renvoie la seve aux rameaux, pour les aline: conserver ct les faire croitre; les rameaux et les fruits sont d'ecorce et d'une enveloppe; quelques fruits sont non Seulement re

d'une peau, mais encore d'un test, L'amour de leurs petits est natur:

les animaux, lesquels veillent à leur conservation et à leur éducation. La

poule, pour conserver ses poussins, les rassemble sous ses ailes, selon lex

sion du Saveur, dans l'évangile de saint Mathieu, ch. XXIII. L'aigle voitige

au-dessus de ses siglons pour leur apprendre à voler." (Traité de l'éduc. de \ L

on puir l'Âme n'a pu nt lors.

le sans

iquel'e

roits e!

donent juridie.

Ile

hite F Hi Pro

c'était

St dE EE de à ces)

velopper son esprit, À former et orner son cœur, À faire en un mot l'éducation de toute sa personne.

On a là l’une des plus belles et des plus hautes applications du grand principe philosophique énoncé par l’Ange de l'Ecole, à savoir, que « toute cause tend, par un penchant inné, à couduire son effet jusqu'À l'état de perfection !,» Cette perfection dans l'homme, c'est le fruit lentement mûri de l'éducation, laquelle n’est, À vrai dire, qu'une génération continuée : c'est Je développement bien réglé des Énergies physiques, c'est avant tout l'épanouissement suffisant des forces intellectuelles et des facultés morales, Voilà ce que les parents conscients de leur diguité et de leurs fonctions, ne peuvent se défendre d'ambitionner pour leurs enfants; voilà aussi ce qu'eux-mêmes, sous la sage direction de l'Eglise, et avec les ressources de leur foi, de leur autorité et de leur amour, ont pour mission de procurer à leurs chers petits.

L'éducation en effet est leur œuvre, et ils la doivent commencer À l'ombre même du foyer domestique. Cette formation pre mière, cette initiation de l'enfance aux choses les plus essentielles de la vie, requiert de la part de ceux qui en sont chargés moins de doctrine que de vertu, moins de science que de patience, d'affection et de dévouement, toutes choses dont les parents sont d'ordinaire pleinement pourvus. N'ont-ils pas reçu À cette fin le sacrement de mariage et avec lui les grâces spéciales qui font, en même temps que les époux fidèles, les chefs de famille véritablement chrétiens ? Voilà Pourquoi nous voyons, sous les plus humbles toits, des paysans et des ouvriers dépourvus de savoir humain, mais vertueux, faire preuve d'une remarquable sagesse dans la manière d'élever leurs fils et leurs filles, et dans le soin qu’ils prennent de leurs jeunes et tendres années.

Premiers éléments et premiers bienfaits d'une saine et salutaire éducation.

4 Sent, Dist, JXXXIX, OLA.

Le temps est-il venu où l'enfant qui a grandi, doit passer du foyer familial dans une école commure? « Les parents peuvent, mieux que personne, juger du genre d'éducation qui lui con. vient. Sans doute ils ne seront pas généralement grands cicres en fait de pédagogie; is ignoreront jusqu'au nom des diverses méthodes d'enseignement, et ne sauront mème pas, pour la plu part, ce que c'est u'un système. Mais leur instinct, leur cœur et ieur expérience leur révéleront, plus sûrement qu'à nul autre, de quel côté, par quelle voie, et vers quel but leur enfant doit être dirigé. Aves la clairvoyance que donne l'affection, ils pourront, laissés à eux-mêmes, apprécier plus exactement où moins inexactement que d'autres le genre de vie auquel il peut être le plus utilement préparé d'après sa constitution, d'après sou caractère, d'après l'étendue ou l'exiguité des ressources dont dispose Ja familie L»

C'est donc par un effet logique de l’antorité naturelle dout ils jouissent sur leurs enfants, de la connaissance vraie qu'ils ont de leurs besoins, de lintuit on merveilleuse que donne l'instinct paternel de leur avenir, que les chefs de famille peuvent, lors. qu'ils le jugent À propos, choisir librement les maîtres appel. à

poursuivre et à parfaire |

œuvre cducatrice. Ils en ont le droit et méme très souvent ie devoir.

Nous touchons ici à la question, importante entre toutes, de la liberté d'enseigner.

La culture intellectuelle et les talents pédagogiques sont, à coup sûr, bien loin d'être l'apanage de tous. N'est pas Cducateur qui veut. Pour remplir avec fruit une mission si noble, je dirai plus, pour avoir le droit d'en solliciter l'honneur ou d'en assumer les charges, deux qualités essentielles sont requises, la

science et la probité: la science qui verse dans l'esprit de l'en- |

fant les connaissances humaines, la probité qui lui apprend les graves devoirs de la vie. Sans ces titres de capacité, les maîtres

sont des iutrus, leur fonction est une imposture, Du moment

Page 1