‹ Droit public de l'église [microforme]Chapitre 99 sur 196 · MICROCOPY RESOLUTION TEST CHART · texte numérisé non relu

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nelle doit soutenir l’école. Cette maxime n’est pas exacte, c’est uuretour aux anciens errements. Pourquoi? Parce que la maison paternelle est la première école, la base de toutes les autres: l'autorité et l’enseignement des professeurs ne doit être que l'écho, l’appui de l'autorité et de l’enseignement de la famille. ,

Cette conception si juste, par une corrélation intime, entraîne pour les parents, avec le droit de nommer ou de choisir les mai. tres, celui d’ériger, et d’admiristrer les écoles où ces maîtres devront enseigner.

Ordinairement, l'école commu:ie fréquentée par des enfants de plusieurs familles est à la fois nécessaire et désirable : nécessaire, parce que peu de parents sont en situation de garder ou d'entretenir un précepteur privé; désirable, parce que l’émulation que crée le nombre, excite les enfants au travail, et que la camaraderie, laissant percer le fond de leur caractère, permet aux maîtres de les mieux connaître et de corriger plus efficace. ment leurs travers.

Or, la religion formant dans l’œuvre scolaire un élément essen. tiel, il est juste de conclure que, pour fonder une école primaire, seuls les parents d’une même foi et d’un même culte doivent s'associer. C'est ainsi que l’école catholique entre, comme naturellement, dans les cadres de l’organisme paroissial. « Bien que dépendante de la famille, à cause de sa nature, elle doit néanmoius, dit le Père Godts !, À cause de la religion des enfants, être considérée à juste titre comme une attribution de la paroisse, une annexe de l’église paroissiale.» C'est ce qui se réalise, soit dans l’école « de fabrique» que nous avons eue pendant plusieurs années au Canada, et dont notre législation fait encore inentior soit dans l'école « paroissiale » telle qu’elle existe en certains pays, par exemple aux Etats-Unis, soit même dans toute autre école, qui, sans relever directement de l’organisation paroissiale, lui est juridiquement unie. Ce système est assurément le meil.

1. Les droits en matière d'éducation, III. Les droits des parents catholiques, p. 582.

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leur, parce que les droits combinés des parents et de l'Eglise y trouvent les plus solides garanties.

Là où le régime scolaire est indépendant de celui des paroisses, là surtout où il se résout plus ou moins nettement dans le régime communal ou municipal, ie5 parents doivent veiller d’une façon spéciale, et par un contrôle sérieux, à ce que dans toutes les écoles les intérêts de la religion et de la morale soient sauvegardés.

Cette surveillance et ce contrôle constituent une des attributions les plus importantes des chefs de famille . L'avenir même des enfants cst en jeu; leur bien temporel et leur salut éternel en dépendent. «Contre ce droit, s’écriait naguère M. le comte de Mun ?, les sophismes des rhéteurs et les circulaires des ministres demeurent sans effet.» C’est un droit supérieur à toutes les lois humaines, et l'Eglise, d'accord avec la morale naturelle, l'a élevé à la hauteur d'un devoir. «Les parents, écrit Léon XIIT#, ne doivent pas croire qu’ils pourront pourvoir à une bonne et honnête éducation de leurs enfants, ainsi qu’il est nécessaire, sans #ve /rès grande vigilance. Non seulement ils doivent fuir les écoles et les collèges où l’on mêle de parti pris en matière religieuse l'erreur à la science et où domine l’impiété, mais aussi ceux dans lesquels on ne donne aucune règle ni aucun enseignement concernant les préceptes de la morale chrétienne, comme si c’étaient ]à des objets inutiles. »

C'est dire que le droit de contrôle attribué aux parents sur les écoles n’atteint pas seulement les maîtres, mais s'étend au pro-

1. “Toutefois, remarque ici le P., Godts, les parents sont exemptés de ce devoir, et par conséquent n'ont plus ce droit d'inspection, dès qu'il s'agit d’établisserments soumis pour tout à l'inspection ecclésiastique, comme sont les écoles dirigées par des prêtres où par des relisieux on des Sœurs; ou encore les écoles adoptées par les curés et soumises à l'inspection diocésaine. En ces as les parents doivent avoir une confiance filiale en leur mère la sainte Eglise, représentée par les pasteurs des âmes” (ou. cit., p. 524).

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