‹ Droit public (volume 3)Chapitre 66 sur 107 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

LES FINAHGES.

Première section. — Les finances ordinaires.

^ . — Le domaine.

Observations générales, — Après les chapitres consacrés dans cet ouvrage à la nation elle-même, clergé, noblesse, tiers état, j'ai passé en revue les agents qui sur tous les points du territoire représentent le roi; j'ai décrit les grands corps politiques, administratifs et judiciaires, qui, émanés de lui, fentourent, le couvrent et, en même temps, le contrôlent. Je n'ai pas encore parlé des finances royales. Il est temps de dire quelles sont les ressources du roi, comment il pourvoit à ses besoins personnels et aux services publics, qui, de siècle en siècle, se font plus nombreux, plus touffus.

L'analyse du budget royal est complexe et difficile. J'estime que, pour se rendre compte du mouvement général, il sera utile d'adopter ici une division du sujet qui était classique au xv* siècle et qui, à elle seule, est une lumière pour l'historien.

« Qu'est-ce que finances du royaulme? » disait, au xv* siècle, un examinateur à quelque candidat désireux d'entrer dans les bureaux de la chancellerie ou peut-être à la Chambre des comptes.

Le candidat, pour peu qu'il sût par cœur la réponse à faire à la première question, répondait :

« Il y a deux manières de finances, a savoir : finances ordinaires et finances extraordinaires *. »

I CestU vestigt des finances^ dans Jacquelon, Documents relatifs à CadminUiration linaneière en France de Charles VU à François /««"j p. 205, n» XIX.

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