‹ Droit romainChapitre 10 sur 273 · Procop. Bell. pers. I, 19. Olympiod · texte numérisé non relu

Procop. Bell. pers. I, 19. Olympiod

autres était, en elfet, terre égyptienne par ses habitants et son temple fameux.

Nous revenons ainsi à notre point de départ sur la Méditerranée. — On a do suite vu que cette province assez vaste se composait de deux parties bien distinctes : avec les oasis, tout ce qui est baigné et fécondé par le Nil, en somme un espace évalué pour cette époque à trente-neuf mille kilomètres carrés : c'était la partie cultivée et habitée, la véritable Egypte. En second lieu, les côtes de de la Méditerranée et de la mer Kouge et tout le pays circonscrit dans les limites que nous avons esquissées : c'était le pays désert et stérile. Cette seconde partie bien que de beaucoup la plus vaste n'était d'aucun profit pour le gouvernement romain, si l'on fait abstraction des nitrières du nome Libyque et des carrières des montagnes de la côte orientale. Gomme toujours, elle était le domaine incontesté de nomades pillards et déprédateurs'. Ptolémée énumère les diverses peuplades qui, au second siècle, parcouraient les territoires des nomes de Marmarique et de Libye et môme le nome Mareotes. Tout le long de la mer Rouge, le géographe d'Alexandrie place les Arabœgijptii Ichtiopliagi-.

On conçoit sans peine que dans de pareilles contrées, les bornes de l'Egypte aient changé suivant les temps et les empires divers dont ce pays a fait partie. La frontière du côté de la Gyrénaïque ou de la Palestine a pu être avancée ou reculée sur une côte inhospitalière ou des territoires déserts et sans importance. Mais pour ce qui est de la terre du Nil, si haut qu'on remonte dans son histoire politique, on la retrouve toujours avec les mêmes limites : Syène, Ganope et Péluse. Gette immutabilité

1. Voy. sur le brigandage à IV-poque gréco-romaine, les textes cités par Lumbroso, dans son Efjilto al tempo r/ni Greci e (Ici Romani, p. 5:?, n. ?,.

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