‹ Droit romainChapitre 11 sur 273 · Geofir. IV, c. 5, p. 117 et 118 od. Wiliierg · texte numérisé non relu

Geofir. IV, c. 5, p. 117 et 118 od. Wiliierg

constitue un phénomène de géographie politique digne d'attention. Il est d'autant plus significatif que lors même que l'Egypte, ayant perdu son indépendance, fut incorporée à d'autres empires, elle ne cessa pas de conserver son unité, que cet empire fût celui des Perses ', d'Alexandre-, des Romains ', des Khalifes ou des Ottomans. Nous verrons plusloin ([ue durant le Haut Empire, d'Auguste à Dioctétien, la province d'Egypte est restée unie h l'intérieur des mêmes frontières. Ajoutons ici que sous le Bas Empire, lorsqu'on la démembra en plusieurs provinces, on lui conserva d'un autre côté son unité en l'érigeant en diocèse''. Et il en devait être ainsi ; car si l'Egypte a besoin plus que tout autre pays au monde d'une administration vigilante et minutieuse, elle n'a pas moins besoin que cette administration étende uniformément son action sur tout le parcours du Nil, sur toutes ses ramifications, depuis Éléphantine jusqu'à la Méditerranée, La nature en a fait un pays essentiellement unitaire et les bouleversements politiques n'ont jamais pu, nous parlons des temps histori(|ues bien entendu, n'ont jamais pu la fractionner entre plusieurs pouvoirs indépendants ou simplement rivaux.

Quant à la place occupée par notre province dans la carte générale de l'empire, l'Egypte faisait partie de l'Orient grec et, plus spécialement, partie des provinces asiatiifues \ Que si l'on veut plus de détail, il faut suivre l'histoire même du mot Egypte. On sait que ce mot est d'importation étrangère (Aiyu-To:, yEgyptus, en égyptien

1. La Moudraya, sixième province de Darius. Hérodote, III, 91.

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