‹ Droit romainChapitre 106 sur 273 · Strab. XVII, p. 80fi. Rio · texte numérisé non relu

Strab. XVII, p. 80fi. Rio

o. Un cunnail pur .Slrahuii, XV'll, c. i « 2'J, un y\>- ces giiitles, Ché-

Quant aux revenus affectés à la charge du préfet de l'Egypte, ils devaient être à la hauteur de cette dignité. Varges pense que le préfet jouissait d'une certaine portion, inconnue du reste, des revenus totaux de la province et, en outre, des rendements de cette île de la Thébaïde qui produisait les meilleures dattes de l'Egypte et qui appartenait auparavant aux rois '. — La première allocation est contraire aux principes qui présidaient à l'administration provinciale sous l'empire. — Tout récemment on a fait le calcul des traitements fixes qui pouvaient être alloués aux grandes charges équestres, parmi lesquelles, ainsi que nous le verrons dans un instant, la préfecture de l'Egypte arrivait au second rang. Hirschfeld lui attribue 500,000 sesterces par an -. — La seconde source de revenus reconnue par Varges qui, elle aussi, ferait échec à la destination générale des biens composant le domaine privé, n'existe pas. Elle procède d'une erreur ou plutôt d'un malentendu. Strabon dit bien que la jouissance de l'île revient aux yiycaova:, mais il résulte de nombreux exemples tirés du même géographe, qu'il ne faut pas prendre ici ce mot dans le sens spécial de gouverneur de province, gouverneur de l'Egypte, mais dans le sens indéterminé de grand seigneur, de prince, se rapportant aux empereurs eux-mêmes ^.

Le préfet de l'Egypte était, à ce qu'il semble, nommé pour un "certain temps ^ que la politique conseillait aux empereurs de ne pas faire bien long. Ils étaient d'ailleurs

rémon, dont les prétentions et la sottise faisaient rire 'les gens de suite d'^lius Gallus.

1. Varges, de statu JEg. p. 30, suivi par Franz, introd. p. 320. Strab. XVII, p. 818.

Page 1