Dig. de officia prœf. Aug
la côte depuis Joppé (Jaffa), jusqu'à Parsetonium ^ en même temps qu'il toucliait le sol provincial^ il faisait son entrée dans la capitale de l'Egypte. Gela a fait dire que l'exception, dont nous venons de parler, est plus apparente que réelle -. Elle existe cependant puisque le texte prévoit expressément le cas où le préfet remplaçant se trouverait en Egypte mais n'aurait pas fait son entrée à Alexandrie. — Y avait-il aussi dérogation, pour le préfet qui avait cessé de gouverner l'Egypte, à cette autre règle qui enjoignait aux gouverneurs remplacés de quitter leur province dans les trente jours subséquents? Les documents ne permettent pas de se prononcer sur la question.
Après tout ce qui vient d'être dil sur le préfet de l'Egypte, il est facile, malgré la modestie du titre, l'absence des haches, licteurs et autres ornements qui relevaient le prestige des gouverneurs d'ordre sénatorial, il est facile de se rendre compte du rang que cette charge occupait dans l'administration provinciale sous l'empire. — L'importance capitale de l'Egypte sous le double rapport économique et politique, les attributions royales du préfet, successeur des Ptolémées, le fait surtout que le gouvernement de l'Egypte était un poste de confiance auquel l'empereur n'appelait que ceux qui jouissaient de ses bonnes grâces et qu'il savait lui être tout dévoués, firent d'abord du commandement de cette province la plus haute charge à laquelle pût aspirer un chevalier romain. Elle céda plus tard le pas au commandement de la Garde impériale, mais à lui seuP^ quand le pn'^fet du prétoire, fonctionnaire intime, tendit de plus en plus à devenir un viceempereur. Dans la carrière équestre, on n'arrivait que par étapes successives au grade de prœfectus ^gypli. Nous connaissons pour quelques-uns des vice-rois, les