‹ Droit romainChapitre 119 sur 273 · Apud Wilcken, Obsci-v. ad hist. A^g. prov. rom., p · texte numérisé non relu

Apud Wilcken, Obsci-v. ad hist. A^g. prov. rom., p

4. « Juridicus qui Alexandri;e agit » dit Ulpicn, fr. 2 D. de off. jurid. Ainsi que l'idiologue, le juridicus devait rentrer dans la classe des procuratores ducenai'ii, fonctionnaires aux appointements de 200.000 sesterces par an.

5. Orelli-IIenzen, 6924 : Sexto Cornflio Dextro proc. .-^sia;. juridico .Vlexandreaj ; le même dans le n. 69:25; C. I. L. VI, lofit : Ouintilio procuratori prov. Asise, juridico Alexandrese.

6. Voy. ci-dessus p. 9.j, note '■'>. Sur lo titre : procuratnr Aug. ad diœcesin Alexandriae, voy. ci-après, partie iv, ciiap. i.

tre, ou cette abréviation du titre complet, a été jusqu'à présent l'occasion d'une assez vive polémique sur le cercle de compétence de ce magistrat. Certains auteurs veulent, en effet, que le juridicus ait été un fonctionnaire spécial à la ville d'Alexandrie, que sa compétence ne s'étendait pas au delà. Nous allons reprendre la controverse dés son origine et exposer aussi fidèlement que possible les arguments de ce système.

Au rapport de Ritter, dans sa préface à la cinquième partie du Gode Théodosien ', l'antiquaire Thomas Reinesius [1387-1607] accusait les légistes de son temps, qui restreignaient la compétence du juridicus à la seule ville d'Alexandrie, de n'avoir pas lu le passage où Strabon décrit l'administration de l'Egypte romaine ou, l'ayant lu, de ne l'avoir pas compris. Pour bien prouver que le pouvoir du juridicus s'étendait sur toute la province, Reinesius citait l'inscription que nous avons reproduite il y a un moment, où l'on voit Badhiiis juridicus yEgypti. et une autre où il croyait, à tort;, retrouver un titre identique -.

Ritter cherche, au contraire, à justifier ses confrères des reproches peu courtois de Reinesius en démontrant que le pouvoir du juridicus ne dépassait pas Alexandrie. Il commence par se débarrasser assez lestement du titre juridicus jEgypti en disant que le juridicus a pu être ainsi qualifié parce qu'il siégeait dans la capitale même de la province, tout comme, à l'inverse, la même circonstance a fait quelquefois appeler le préfet d'Egypte, préfet d'Alexandrie. Après avoir donné cette explication forcée, Ritter fonde surtout sa manière de voir sur deux textes qu'il rapproche et éclaire Tun par l'autre. Dion Gassius dit que Gésar Auguste priva les Alexandrins d'un sénat ou curie à cause de leur turbulence, tandis qu'il laissa aux

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