‹ Droit romainChapitre 124 sur 273 · Voy. ci-après, partie iv, chap. m · texte numérisé non relu

Voy. ci-après, partie iv, chap. m

3. Brev. hisl. rom. VII, 1 : « yEgyptus pcr Octavianum Aiigusluin imperio Roinano adjecta est, prjcpositusque ci Cn. Cornélius Gallus. Hune primum .Egyptus l\oma.x\\\m judicem liabuit. » — C'est, d'ailleurs, un fait connu qu'après la réorganisation de l'administration provinciale par Dioclétien, les simples gouverneurs de province fu-

Alexandrins vécurent comme sous des rois, ita ut sub regibus, quelques larges pouvoirs qu'on veuille attribuer au juriJicus, cette façon de parler ne saurait lui convenir. Elle convient, au contraire, fort bien aux préfets que tous les auteurs anciens, nous le savons, considéraient et qualifiaient comme successeurs des anciens rois. — Avec cette interprétation du mot Judex on s'explique aisément la similitude établie par Spartien entre les fonctions de Vunus judex et celles de la curie, au point dejvue de l'administration d'Alexandrie. Il en est autrement quand on le rapporte au juridicus.

Quant à l'assimilation proposée entre la manière dont les Romains traitèrent Alexandrie et celle dont ils avaient déjà usé envers certaines villes italiques auxquelles ils enlevèrent toutes leurs franchises, toutes leurs institutions municipales, pour les remplacer par un magistrat envoyé de Rome : elle n'e.st pas recevable ici ; car Alexandrie n'avait pas d'autonomie, ni de véritables institutions municipales quand elle fut prise par Octave '. Auguste ne pouvait pas la dépouiller d'avantages qu'elle ne possédait pas. Bien au contraire, il lui laissa les fonctionnaires spéciaux qu'elle avait au temps des rois, comme cela résulte formellement de Strabon -.

On ne peut davantage accepter que le juridicus n'ait pas été appelé prœfectus jure dicundo parce qu'il existait déjà dans la province un préfet d'un rang plus élevé. 11 existait bien d'autres préfets en Egypte en dehors du gouverneur : prxfectus castrorum, prsefectus Montis IJercnicidis, sans parler des titres grecs comme celui d'épitropc, qu'on trouve porté jusque par les procurateurs des carrières et mines •', en même temps que par les vice -rois.

rent Jésigu-is sous le iioai générique de redores ou de judices. C. Theod. 1, It) ; G. Just. 1^ 40. Mispoulet, les inst. polit, des Rom. ii, p. 94.

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