‹ Droit romainChapitre 135 sur 273 · Ci-dessus, p. 82 et s · texte numérisé non relu

Ci-dessus, p. 82 et s

4. Plin. Hist. nat., V, 9. Seize coudées restèrent dans les temps postérieurs à Pline, le meilleur chiffre auquel on pût aspirer. La crue normale variait entre douze et seize. Gpr. Plutarq. de Jside et Osiride, 14. L. 1. G. Theod., de aggerib. Nili non corrump.

5. Gomme les deux médailles d'Antonin des années 144 et 153. Voy. Zoega. Numi Mgyp. p. 82, n. 139; p. 183, n. 191; p. 202, n. 364-366. Varges, de Statu Mgyptiprov. rom. p. 59.

tait le préfet d'Ég5''pte '. Celui-ci devait attendre le moment où les eaux commençaient de baisser, où le maximum de la crue était définitivement connu, pour en informer le gouvernement central. Ces évaluations annuelles (mdictiones) qui portaient avant tout sur la quotité de l'impôt foncier, furent l'origine des révisions fiscales quindécennales du Bas Empire qui servirent de point de départ à l'ère des Indictions -.

Voyons maintenant comment les Romains surent tirer parti de l'organisation financière développée, sinon perfectionnée, qu'ils trouvèrent en place. Nous passerons en revue les biens composant le domaine de l'P^tat et les contributions qu'il frappait sur ses sujets. C'étaient les deux sources de revenus réguliers qu'on connaissait dans l'antiquité.

§ I. Domaine.

On dirait que l'importance du domaine productif d'un État est en raison inverse du développement social de cet État, que là où le gouvernement est encore despotique, là où les droits de l'individu s'effacent devant la volonté souveraine d'un maître, presque toutes les terres sont propriété du prince. Tel est du moins le tableau que la Genèse (47, 23) trace des temps très anciens en Egypte où le Pha-

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