‹ Droit romainChapitre 146 sur 273 · Genèse · texte numérisé non relu

Genèse

4. Orose parle de la famine à laquelle Joseph sut pourvoir par une inspiration divine, puis il ajoute : « Quamquam hujus temporis argumcntum historiis fastisque reticentibus, ipsa sibi terra /Egypti testis pronuntiat, qute tune redacta in potestatem regiam restitutaque cultoribas suis, ex omni fructu suo usque ad nunr quintae partis incessabile voctigal exsolvit. » Cette famine aurait eu lieu d'après l'auteur sous un roi du nom d'Ama3is(!). Voy. 1*. Urosius, adv. pafjanos historiar. lib. VIfl, lih. I, c. 8.

en elle-même, en observant que Viisque ad nunc qui s'y trouve pourrait bien n'être qu'une transcription littérale, une citation ex abrupto du texte biblique '.

Le témoignage d'Orose nous parait donc insuffisant pour établir le taux de l'impôt foncier en Egypte à l'époque romaine "-. En l'absence de preuves contraires, il est probable que l'impôt foncier consistait dans la dîme des produits de la terre. La dîme était perçue en Judée comme dans tout l'ancien empire d'Alexandre ; c'était l'impôt universel en Orient ^ ; c'est celui que mentionnent expressément plusieurs des quittances délivrées par les receveurs des contributions en argent et en nature de Syène et d'Éléphantine au cours du premier et du deuxième siècle de l'ère chrétienne ''.

L'impôt foncier pouvait être, sous les Romains comme au temps des Lagides^ payé en argent, en nature, ou partie en argent et partie en nature ^ On devait chaque année fixer, d'après l'importance de la récolte, la valeur pécuniaire de l'artabe et permettre aux cultivateurs égyptiens de se libérer en artabes ou en valeur d'artabes ^ Les papyrus grecs du nome Arsinoïtes nous fournissent des exemples de paiement en nature. Dans les comptes

1. Lumbroso, Rech. sur l'ÉcoJi. polit, de l'Ég. sous les Laq., p. 94. :289.

2. D'autre pari, le texte d'Hygin. Gromatic. de limit. constit.. p. 205, 9 : « Agri vectigales multas habent constitutiones. In quibusdam provinciis fructus partem constitutam prsestant, alii quintas, alii septimas, nunc multi pecuniam et hoc per soli sestimationem... » est trop général pour qu'on en puisse tirer une conclusion quelconque en ce qui concerne l'Egypte.

3. Voy. le calcul ingénieux fait par Lumbroso pour prouver que c'était l'impôt perçu par les Lagidgs en Egypte. Rech., p. 293.

4. Exemple : « Kalasiris étant percepteur... à Éléphantine, Pétéorzmétis... a paj'é huit drachmes de dime en premier acompte pour l'an 13 du seigneur Hadrien, le 22 Tybi. » Oslraca inéd., n. 10 (= C. 7. Gr. 4870) et n. 17.

5. Édit d'Alexandre, C. I. Gr. 4937, I. 26. 47. Yarges, de Statu /Eg., p. 56.

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